Capoeira pour la Paix en faveur des enfants sortis des forces et groupes armés

Capoeira pour la Paix en faveur des enfants sortis des forces et groupes armés

Le projet Capoeira pour la paix fut inauguré en août 2014 au Nord-Kivu dans l’Est de la RDC. Il promeut l’utilisation de la Capoeira comme outil psychosocial pour renforcer la résolution pacifique des conflits, réduire la violence et adresser les inégalités de genre dans les zones de conflit. Co-financé par l’UNICEF en RDC, l’ambassade du Brésil au Congo, l’ONG AMADE Mondiale et le gouvernement du Canada, le projet Capoeira pour la paix est principalement destiné aux enfants sortis des forces et groupes armées (EAFGA) et est mis en œuvre dans les centres de prise en charge et des centres de jour par Centre d’action pour Jeunes et Enfants Défavorisés (CAJED) et le Programme de Lutte contre l’Extrême Pauvreté et la Misère (PAMI).

CONTEXTE
Depuis plusieurs décennies, la partie Est de la République Démocratique du Congo fait face à la guerre et à des troubles causés par des rébellions et la présence de groupes armés. Cette situation contribue à la perpétration chronique de violations des droits de l’homme tels que les violences sexuelles, le recrutement d’enfants, des meurtres, des enlèvements et des séparations de la famille. Toutes ces violations provoquent des traumatismes chez les enfants. C’est dans ce contexte que le projet Capoeira pour la paix s’insère, permettant d’adresser les besoins psychosociaux des enfants et à contribuer à leur réadaptation pendant leur période de transit, avant la réunification familiale et leur réinsertion communautaire.

ACTION
Pendant la période de transit, les filles et les garçons bénéficient de deux séances de capoeira par semaine auxquelles s’ajoutent des activités éducatives, récréatives et de réadaptation. Ciblant à la fois les filles et les garçons dans des groupes mixtes, Capoeira pour la paix contribue à l’autonomisation des enfants et à la réduction des inégalités de genre, donnant aux enfants une opportunité unique d’interagir, sans distinction liées au sexe. Le projet utilise la capoeira comme outil additionnel digestion des cas, notamment dans le cadre de groupes de discussion et des séances individuelles qui permettent l’identification de violences et abus plus profonds qui sont ensuite référés à des partenaires de santé spécialisés. Les travailleurs sociaux et les communautés bénéficient aussi du projet, et participent donc au processus de réinsertion sociale plus efficace et durable.

IMPACT
Les activités offertes par Capoeira pour la paix offrent un espace pour renforcer le dialogue avec et entre les enfants, impliquant les hommes, les femmes, les filles et les garçons. Jusqu’à présent, 868 enfants (156 filles et 712 garçons) et 8 travailleurs sociaux ont bénéficié de ce projet. Environ 70% des enfants ont démontré une plus grande capacité à mieux exprimer leurs besoins et leurs émotions et 80% considèrent la Capoeira comme un excellent outil pour les aider à gérer leur stress et traumatisme. Les travailleurs sociaux saluent l’intégration de cette activité physique dans leur quotidien puisqu’il est rare que les femmes aient la possibilité de faire de l’exercice au sein de leurs communautés. Le caractère inclusif de la Capoeira a permis la participation des enfants handicapés, contribuant ainsi à créer un climat d’inclusion et d’impartialité. Le projet a amélioré la qualité de cohabitation entre les enfants venant de différents groupes armés et ethnies. Les enfants ont intégrés les valeurs de la Capoeira y compris la solidarité et la résolution pacifique des conflits. Ceci leur a permis de passer outre préjudices politiques et ethniques. (Source: enquête de perception UNICEF, 2015).

PERSPECTIVE
En 2016, Capoeira pour la paix sera étendue à d’autres autres zones touchées par les conflits armés en RDC. Davantage d’activités adaptées aux filles seront définies afin d’améliorer la participation de ces dernières. Des activités supplémentaires pour améliorer la réhabilitation comportementale et sociale des enfants seront proposées (relations entre les sexes, la santé sexuelle et reproductive, etc.). A terme, les acquis de ce projet permettront de renforcer la programmation de l’UNICEF dans le domaine de la protection de l’enfant.

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One comment

  • Merci avec cette unitiative d’un grand outil pour la sensibilisation,l’éducation et autres.
    Pour 2016,ce mieux d’ajouté le Maniema surtout dans le pool Nord la où ICCN est entré d’executé le projet DDR enfant et le pool sud avec Caritas kasongo.

    Reply

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