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Des alternatives à la détention pour les enfants en conflit avec la Loi

Des alternatives à la détention pour les enfants en conflit avec la Loi

Le recours à des structures d’accueil privées permet aux enfants en conflit avec la loi de bénéficier, autant que d’autres enfants vulnérables, des services offerts par ces centres à savoir les repas, la douche, les soins médicaux, l’accès à l’éducation formelle ou informelle, l’accès à l’apprentissage professionnel, à l’alphabétisation ou aux activités ludiques.

La loi portant protection de l’enfant de janvier 2010 privilégie ce placement social lorsqu’il s’agit d’appliquer des mesures provisoires ou une décision à l’enfant en conflit avec la loi. En plus de la remise à parents, à tuteur ou encore à un couple de bonne moralité, le juge peut placer l’enfant dans une institution privée à caractère social.

Cependant, dans la Province de Kinshasa, l’UNICEF a constaté une tendance des juges pour enfants provenant de juridictions ordinaires (Parquets, tribunaux de paix ou de grande instance), à placer les enfants dans les espaces enfants de la prison de Makala.

Pour parer à cela, l’UNICEF et le Conseil Supérieur de la Magistrature ont organisé des formations de juges pour enfants rappelant aux magistrats l’importance d’orienter les enfants en conflit avec la loi vers le placement social plutôt que la détention.

Les enfants en conflit avec la loi apprennent à conduire les activités agro pastorales au CSK.

Les enfants en conflit avec la loi apprennent à conduire les activités agro pastorales au CSK.

Parallèlement, des visites ont été effectuées par l’UNICEF et la Division urbaine des affaires sociales dans 6 structures privées* généralement utilisées pour l’accueil transitoire des enfants vulnérables (enfants de la rue, enfants sortis des forces et groupes armés). De plus en plus d’enfants en conflit avec la loi y trouvent aussi leur place.

C’est avec énormément de plaisir que nous avons relevé que ces structures ont accueilli 77 enfants accusés d’avoir commis une infraction et les ont hébergés, en attendant que la procédure judiciaire s’achève. Ceci leur permet d’accéder a une prise en charge complète et d’acquérir un réel potentiel en termes de réinsertion socio-économique.

*OSEPER (Œuvre de Suivi, d’Education et de Protection des Enfants de la Rue) STE FAMILLE, OSEPER ESENGO, l’ONG HOPE (Humanitarian Organization for People Empowerment),  l’ONG MOJE (Mouvement des Jeunes pour l’Excellence) l’ONG Aide à l’Enfance Défavorisée/Bongwana et BBS (Bomoyi Bwa Sika)  et le Centre de Sauvegarde de Kinshasa (CSK).

Article basé sur la contribution de Bugandwa Innocent Zigabe, Officier de Protection à l’Unicef RDC.

Crédit photo d’illustration: © UNICEF/NYHQ2009-1931/GIACOMO PIROZZI

Author

Vanessa Wirth est Chargée de Protection de l’Enfant à l’UNICEF et coordonne le groupe de travail sur la Protection de l’enfant en situation d’urgence à Kinshasa. Elle est spécialisée en droits humains et croit fermement que la protection des droits des enfants est la meilleure approche pour régler le problème de leur vulnérabilité et garantir une transition en douceur vers l’âge adulte. Son credo : « N’arrête jamais de rêver ».

Vanessa Wirth is a Child Protection Officer at UNICEF responsible for coordinating the Child Protection in Emergencies Working Group in Kinshasa. She specializes in Human Rights and strongly believes that protecting children’s rights is the best approach to tackling their vulnerabilities and guaranteeing a smooth transition to adulthood. Her leitmotiv? Never stop dreaming.

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