Lubumbashi : promouvoir les droits de l’Enfant lors des cérémonies de mariage

cérémonies de mariage en RDC

Les bourgmestres des communes et les officiers de l’Etat civil étaient des enfants

ACTULe samedi 9 décembre 2017 à Lubumbashi, les bourgmestres des communes et les officiers de l’Etat civil étaient des enfants ! Afin de célébrer la Journée Internationale de l’Enfance, une série d’activités ont été menées pour promouvoir les droits de chaque enfant.

Pourquoi une seule journée seulement ?

Chaque année, le 20 novembre est consacré à la célébration de la Journée Internationale de l’Enfance. Mais « une seule journée pour célébrer nos droits, ce n’est pas suffisant », disent les membres des Comités d’Enfants de Lubumbashi.

C’est pourquoi une série d’activités a été menée par et pour les enfants du 20 novembre au 10 décembre 2017 : plaidoyers en faveur de la promotion des droits de l’Enfants au niveau provincial et communal, production et diffusion d’émissions par les Enfants Reporters sur les radios et télévisions locales, activités culturelles et sensibilisations.

Cinq des sept bourgmestres des communes de Lubumbashi ont accueilli des enfants pour passer une demi-journée à leurs côtés et travailler ensemble comme des égaux. Comme dans les autres villes de la République Démocratique du Congo, l’agenda des bourgmestres le samedi est en grande partie dédié à la célébration des mariages.

Parler des droits de l’Enfant dès le mariage

Les Enfants Reporters de Lubumbashi et les enfants des Comités d’Enfants ont saisi cette opportunité pour célébrer les mariages autrement ! Il est possible de promouvoir les droits de l’Enfant lors de la célébration des mariages. Ainsi, les enfants ont élaboré un message sur les droits de l’Enfant à adresser aux nouveaux mariés et futurs parents.

65 mariages ont été célébrés par les bourgmestres et leurs alter-ego. Au cours de chacune de ces célébrations, les enfants ont adressé un message aux mariés et aux invités.

« En ce jour mémorable de votre vie, permettez-moi sincèrement de vous féliciter et de profiter de ce moment pour vous communiquer un message important pour l’avenir de vos enfants. L’un de mes devoirs est de vous exhorter à œuvrer dans le sens de faire jouir à vos futurs enfants les fondamentaux de leurs droits tels que les faire enregistrer à l’Etat civil dans les 90 jours qui suivent leur naissance ; les nourrir seulement au lait maternel jusqu’à 6 mois et après ces 6 mois leur donner une alimentation toujours équilibrée ; les faire vacciner à la naissance et suivre le calendrier des vaccins pour éviter les maladies telles que la rougeole, la polio et autres. »

Une demi-journée qui n’est pas sans intérêt

Les enfants alter-ego n’ont pas manqué d’exprimer leur satisfaction. Ils souhaitent d’ailleurs que les bourgmestres continuent à répéter leur message lors que prochaines célébrations de mariages pour contribuer au respect des droits de l’Enfant.

« Je suis surprise de la collaboration et de la considération dont les fonctionnaires de la commune ont fait preuve à mon égard. J’ai eu l’opportunité de promouvoir les droits des enfants aux nouveaux mariés durant la cérémonie de leur mariage », raconte Keren, Enfant Reporter de Lubumbashi.

« C’est pour moi un jour inoubliable. Saluer un bourgmestre, échanger avec lui et par-dessus tout recevoir des honneurs de la part des adultes, ça me fait rêver d’avantage ! Participer aux activités des enfants est un chemin qui me prépare à des grandes responsabilités », précise Pierre, membre du Comité Provincial des Enfants du Haut-Katanga.

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Mariette Neema Mwesha

Mariette MWESHA est chargée de Communication pour L’Unicef/ Zone Sud. Au vu des violations des droits des femmes et des enfants auxquelles elle a assisté dans son milieu à l’Est de la République Démocratique du Congo, elle a choisi de s’investir en tant qu’acteur pour la promotion de ces droits. Ingénieure informaticienne de formation, elle a choisi le journalisme pour pouvoir porter plus haut la voix des femmes et des enfants en relayant leurs besoins et idées dans les articles de presse et les émissions radio-télévisées. Pour elle personne ne peut plaider les droits d’un enfant mieux que lui-même ni ceux d’une femme mieux qu’elle-même, c’est pourquoi il faut leur donner l’espace d’expression. Elle a ainsi suivi plusieurs formations professionnelles en journalisme et droits humains afin de réaliser cette mission qu’elle s’est assignée. Mariette MWESHA a commencé le journalisme a 15 ans entant qu’enfant reporter au sein de la presse pour enfant, une organisation initiée au Sud-Kivu par elle et d’autres enfants de son âge à l’époque. Elle a été recrutée ensuite comme journaliste dans la presse locale à Bukavu et c’est ainsi qu’elle a pris les ailes, pour voler dans ce domaine.

Mariette Mwesha is Communications Manager for UNICEF’s South Zone Office in the Democratic Republic of Congo.After witnessing the violation of the rights of women and children in her own community in eastern DRC, Mariette made the decision to dedicate herself to the promotion of human rights. Having trained as an IT engineer initially, she went into journalism to be able to amplify the voices of women and children, making their voices heard whether in the written press, on TV or radio. She believes that no one is better at making the case for the rights of women and children than women and children themselves and that they should be given a forum to express themselves. Mariette has also undertaken a range of professional training courses in journalism and human rights to aid her in this mission. She started out in journalism when she was 15 years old as a reporter at a children’s press organisation that she set up together with other children her age in South Kivu. She was subsequently hired as a journalist in her local news agency in Bukavu and this was how she got her flying start in the world of journalism

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Mariette MWESHA est chargée de Communication pour L’Unicef/ Zone Sud. Au vu des violations des droits des femmes et des enfants auxquelles elle a assisté dans son milieu à l’Est de la République Démocratique du Congo, elle a choisi de s’investir en tant qu’acteur pour la promotion de ces droits. Ingénieure informaticienne de formation, elle a choisi le journalisme pour pouvoir porter plus haut la voix des femmes et des enfants en relayant leurs besoins et idées dans les articles de presse et les émissions radio-télévisées. Pour elle personne ne peut plaider les droits d’un enfant mieux que lui-même ni ceux d’une femme mieux qu’elle-même, c’est pourquoi il faut leur donner l’espace d’expression. Elle a ainsi suivi plusieurs formations professionnelles en journalisme et droits humains afin de réaliser cette mission qu’elle s’est assignée. Mariette MWESHA a commencé le journalisme a 15 ans entant qu’enfant reporter au sein de la presse pour enfant, une organisation initiée au Sud-Kivu par elle et d’autres enfants de son âge à l’époque. Elle a été recrutée ensuite comme journaliste dans la presse locale à Bukavu et c’est ainsi qu’elle a pris les ailes, pour voler dans ce domaine.

Mariette Mwesha is Communications Manager for UNICEF’s South Zone Office in the Democratic Republic of Congo.After witnessing the violation of the rights of women and children in her own community in eastern DRC, Mariette made the decision to dedicate herself to the promotion of human rights. Having trained as an IT engineer initially, she went into journalism to be able to amplify the voices of women and children, making their voices heard whether in the written press, on TV or radio. She believes that no one is better at making the case for the rights of women and children than women and children themselves and that they should be given a forum to express themselves. Mariette has also undertaken a range of professional training courses in journalism and human rights to aid her in this mission. She started out in journalism when she was 15 years old as a reporter at a children’s press organisation that she set up together with other children her age in South Kivu. She was subsequently hired as a journalist in her local news agency in Bukavu and this was how she got her flying start in the world of journalism

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