Ebola : un malheur qui s’abat sur une famille

symptômes de la maladie à virus Ebola

Ayant entendu les messages de prévention contre Ebola dans la rue et à la radio, la famille a tout de suite fait le rapprochement avec les symptômes de la maladie à virus Ebola (Photo: UNICEF RDC Naftalin)

Depuis quelques semaines, la vie de Liyenga, un petit garçon âgé de 7 ans, a basculé. Son père figure parmi les dizaines de cas de fièvre hémorragique confirmés dans la Province de l’Equateur, en République Démocratique du Congo (RDC).

Le lundi 14 mai, Liyenga a vu son père faire la fièvre et la diarrhée. Il vomissait constamment. Ayant entendu les messages de prévention contre Ebola dans la rue et à la radio, la famille a tout de suite fait le rapprochement avec les symptômes de la maladie à virus Ebola. Ils se sont alors directement rendus au Centre de Traitement Ebola (CTE) de Mbandaka où le diagnostic a été confirmé. Le papa de Liyenga a rapidement été pris en charge.

La nouvelle a rapidement circulé dans le quartier et Liyenga est devenu « le fils de celui qui est au CTE ». Le quotidien du jeune garçon, élève en première année primaire, a été chamboulé ! Liyenga a été mis à l’écart par ses amis, par les élèves de sa classe et même pas le corps enseignant. Tout le monde pensait qu’il était infecté lui aussi.

Pour Liyenga, inquiet pour son père et mis à l’écart par tous, le calvaire ne s’arrête pas là. Malgré la prise en charge au CTE, son papa décède quelques jours plus tard des suites du virus, laissant derrière lui une veuve et trois orphelins.

Comme c’est parfois le cas dans le pays, lorsque le père de famille décède, l’ensemble des biens sont accaparés par la belle famille. Tous les maigres biens que possédaient Liyenga et sa maman ont été réquisitionnés par la belle-famille. « Nous n’avons plus aucune certitude sur notre avenir », déclare la maman de Liyenga. « Je ne sais pas comment mon fils va terminer ses études car je ne travaille pas », poursuit-elle.

L’UNICEF soutient les familles dont les proches ont été infectés par le virus de la maladie Ebola en leur fournissant des kits, comprenant des pagnes, des ustensiles de cuisine, des vêtements, du savon, des seaux, des moustiquaires et des rations alimentaires, y compris des vivres frais.

Alors que Liyenga, son frère, sa petite sœur et sa maman survivent au jour le jour et ne savent pas ce qui les attend demain, ils se mobilisent pour qu’aucune autre famille ne vive le même malheur qu’eux. « Nous donnons témoignons maintenant à l’Eglise pour informer nos amis », explique la mère de famille. « Les 21 jours d’incubation sont expirés et nous allons bien », précise-t-elle.

Malgré les difficiles épreuves auxquelles il fait face, Liyenga garde espoir en l’avenir. « Il ne faut pas se décourager, nous ne pouvons pas perdre espoir ». Le jeune garçon est convaincu que « l’avenir reste encore ouvert ».

Le travail de l’UNICEF

Les enfants continuent d’être à risque et sont affectés par l’épidémie d’Ebola en cours en RDC, ce qui rend essentiel que leur santé et leur bien-être soient prioritaires dans la réponse. L’UNICEF se concentre sur la communication communautaire pour protéger les populations contre la maladie, sur l’apport en eau, l’hygiène et l’assainissement pour éviter la propagation de la maladie et sur le soutien psychosocial pour les personnes touchées et leurs familles.

L’UNICEF a besoin de 11,5 millions de dollars américains pour répondre à l’épidémie d’Ebola en RDC. Les besoins de l’UNICEF sont actuellement financés à hauteur de 8,7 millions d’USD grâce à World Bank Pandemic Emergency FacilityUSAIDCERF, Mercury Fund, CIDAGAVI et les Comités Nationaux pour l’UNICEF.

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Billy Nkono

Billy Nkono est Administrateur à la Protection de l’Enfant au bureau UNICEF de Kinshasa.

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