Tous les acteurs ont un rôle à jouer dans la lutte contre le choléra

lutte contre le choléra en RDC

Emmanuel et d’autres acteurs de la zone de santé de Kabondo Dianda

Emmanuel est superviseur en eau, hygiène et assainissement dans la zone de santé rurale de Kabondo Dianda, située en Province du Haut-Lomami. Avec ses  trente ans de carrière, ce sexagénaire a été le témoin d’innombrables épisodes épidémiques de choléra.

« Le choléra, on le connaît ! Nous maîtrisons les signes tels que la diarrhée et les vomissements. Cette maladie a tué le fils d’un ami à moi », nous raconte avec amertume  Emmanuel. « Mais que doit-on  faire face à une population qui ne respecte pas toujours les normes d’hygiène ? », poursuit-il en se questionnant.

Bien qu’Emmanuel connaisse les signes de la maladie, il ne sait pas quel rôle il a à jouer dans la lutte contre le choléra dans sa zone de santé. A vrai dire, il vit dans l’ignorance des rôles et responsabilités qui lui incombent. Comme Emmanuel, de nombreux autres acteurs de la zone de santé ne maîtrisent les petites actions qu’ils peuvent mettre en œuvre pour lutter contre le choléra. Donc malgré les appuis apportés dans la zone, il y a léthargie dans la prévention et la prise en charge des cas.

lutte contre le choléra en RDC

Séance de formation des acteurs des zones de santé

Pour remédier à ce problème, près de 10.000 acteurs venus de 19 zones de santé du Haut-Katanga, du Haut-Lomami et du Tanganyika ont été réunis pour être formés à répondre efficacement aux épidémies de choléra. Parmi eux, les relais communautaires, les superviseurs en eau, hygiène et assainissement, les animateurs communautaires, les médecins chefs des zones de santé et même certaines autorités politico-administratives.

Tous les participants apprennent à gérer d’une manière autonome les crises liées à cette maladie. « Chacun, selon ses compétences et où qu’il se trouve, pourra participer activement à la lutte contre le choléra », déclare Giresse, un technicien du Comité Provincial d’Action en Eau, Hygiène et Assainissement (CPAEHA) venu en appui à la formation. Du relais communautaire chargé de sensibiliser les ménages jusqu’au médecin chef de la zone, chaque acteur a un rôle à jouer et doit s’engager à poser gestes sauveteurs.

Démonstration de désinfection

Pour Emmanuel, cette formation vaut son pesant d’or. « On m’a appris à chlorer l’eau et à désinfecter une maison. Désormais, je participerai activement pour que ma communauté lutte contre cette maladie », déclare fièrement le sexagénaire.

Lutte contre le choléra en RDC : former pour mieux réagir

Les Provinces du Haut-Katanga, du Haut-Lomami et du Tanganyika connaissent des épisodes épidémiques périodiques. En 2017, 11.398 cas de choléra ont été notifiés, dont 234 décès. Par cette initiative financée par des bailleurs Natcom Belge, l’UNICEF vise à autonomiser ces acteurs afin réagir à toute éventualité en cas de notification de choléra dans leur zone, avant appui externe. Chaque acteur formé devra pouvoir définir la cartographie des aires de santé à risque et les activités spécifiques à mettre en place à savoir la chloration, la désinfection et la sensibilisation. Grâce à des acteurs tels quel Emmanuel, le système d’alerte précoce des cas sera actif et permettra une prise en charge rapide, dans un délai record.

Plus d’informations sur la lutte contre le choléra en RDC:

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Nickey Mputu

Nickey Mputu est Chargée de communication, plaidoyer et communication pour le développement (C4D) pour le programme Eau, hygiène et assainissement du bureau de Zone Sud de l'UNICEF RDC, basé à Lubumbashi.

Nickey Mputu is Communication, Advocacy and Communication for Development (C4D) Officer for the Water, Sanitation and Hygiene programme of UNICEF DRC's Southern zone office, based in Lubumbashi.

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