Vers le rattrapage de l’enregistrement des naissances: l’histoire de Trevor

enregistrement des naissances au Kasaï

Pour chaque enfant, un acte de naissance (UNICEF RDC Almeras)

BLOGUEUR INVITÉLa Province du Kasaï-Oriental, dans son ancienne configuration, connaît un des taux les plus faibles d’enregistrement des enfants à l’Etat civil à travers la République Démocratique du Congo (RDC) : seules 11% des naissances y sont enregistrées (Enquête Démographique et Statistique 2013).

Trevor, enregistré à l’Etat civil à l’âge de 14 ans

Trevor, 14 ans, orphelin de père depuis l’âge de 5 ans fait partie de ces nombreux enfants sans acte de naissance. Ses parents ne l’ont pas fait enregistrer à l’Etat civil dans les délais, probablement par manque d’informations sur la nécessité et l’obligation promulguée par la loi de faire enregistrer toutes les naissances.

Au décès de son père, Trevor, abandonné par sa mère, a été confié aux soins de sa grand-mère maternelle déjà âgée. Elle non plus ne l’a pas fait enregistrer à l’Etat civil. Lorsque sa grand-mère décédé, aucun membre de la famille n’a voulu prendre la charge de l’enfant ; il se retrouva au Centre d’Hébergement Père Lufuluabu, un centre qui encadre les enfants vulnérables. C’est là qu’enfin, à l’âge de 14 ans, il a pu être enregistré à l’Etat civil et avoir un acte de naissance, grâce à une intervention de l’UNICEF.

Unis pour le rattrapage de l’enregistrement des naissances au Kasaï

Dans le cadre de son travail de protection des enfants, l’UNICEF supporte le gouvernement dans la mise en place du système d’enregistrement des naissances.  Le premier objectif est de faire de l’enregistrement des naissances un habitude auprès des parents, qui disposent d’un délai légal de trois mois pendant lequel l’enregistrement est gratuit. Cependant, considérant le très fort pourcentage d’enfants qui n’ont jamais été enregistrés à l’Etat civil, l’UNICEF organise en collaboration avec le gouvernement des sessions de rattrapage.

Pour cela, les Divisions de l’Intérieur et des Affaires Sociales ont initié, avec l’appui de l’UNICEF, une série d’audiences foraines dans différents orphelinats de la ville de Mbuji-Mayi. Ainsi, plus de 1.900 enfants vulnérables ont obtenu gratuitement leurs actes de naissance.

Un acte de naissance : l’espoir pour l’avenir

Trevor est l’un de ces 1.900 enfants. Grâce à cette opération, il a pu réclamer son droit à une identité, tel qu’inscrit dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Trop d’enfants encore sont privés de ce droit et énormément de travail reste à faire.

Aujourd’hui, Trevor est heureux et a compris les avantages d’être enregistré, grâce à la sensibilisation faite durant les audiences foraines. Il poursuit ses études et veut être prêtre.  Ainsi, il pourra parler de l’enregistrement à l’Etat civil au moment de la naissance et du baptême religieux des enfants : tous les fidèles de son église enregistreront leurs enfants, et ce dès la naissance.

Plus d’informations sur l’enregistrement des naissances :

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Andre Kamba

André, journaliste de Mbuji-Mayi, est coordinateur adjoint du RJAE au Kasaï Oriental. Il lutte pour la promotion des droits de l’Enfant et pour l’accompagnement des enfants dans l’accomplissement de leurs rêves.

, a journalist from Mbuji-Mayi, is adjunct coordinator of the Friends of the Child Journalists Network (RJAE) in Kasaï Oriental. He fights for the promotion of the Rights of the Child and supports children in the fulfilment of their dreams.

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