Une vie dans un groupe armé : la triste histoire de Rachel

groupe armé à l'est de la RDC

Les enfants n’ont pas leur place dans les combats mais c’est à l’école qu’ils accomplissent leur destin

Rachel a 20 ans aujourd’hui. Tout ce qu’elle voulait, c’était étudier pour devenir infirmière. Mais son rêve lui a été volé lorsqu’elle a été enlevée et recrutée de force dans un groupe armé au nord-est de la République Démocratique du Congo

« Mon rêve était de devenir une infirmière à l’issu de mes études et, plus tard, une accoucheuse car j’adorais prendre soins des enfants. Un jour, lorsque je revenais du marché, j’ai été enlevée par des membres du groupe armé Mai Mai Simba », explique tristement Rachel. « Moi qui voulait sauver des vies en tant qu’infirmière, j’ai été obligée d’ôter la vie et de faire couler le sang. J’ai été abusée sexuellement par mes chefs, j’ai joué le rôle d’espionne et j’ai transporté des lourds bagages ».

Un an après avoir été enlevée par le groupe armé, Rachel est devenue mère d’une fille. Lorsque sa fille a eu 2 ans, Rachel a décidé de fuir les souffrances du groupe armé. « Les souffrances étaient devenues insupportables. A l’âge de 18 ans, j’ai décidé de m’enfuir alors que j’étais en mission d’espionnage dans un village inconnu », raconte Rachel. « Une vieille femme qui revenait du champs a accepté de me prendre chez elle après que je lui ai expliqué mon histoire. Les trois premières semaines, je suis restée cachée à l’intérieur de sa maison », se rappelle Rachel qui était inquiète que le groupe armé la retrouve.

« La vieille femme tentait de retrouver ma famille », continue Rachel. Les mois se sont écoulés les uns après les autres sans signe de sa famille. « C’est finalement 2 ans plus tard que j’ai retrouvé mes parents et ma famille à Bunia », explique Rachel, les larmes aux yeux.

Un meilleur avenir est toujours possible

L’histoire de Rachel doit nous rappeler qu’on ne doit jamais perdre l’espoir. Après avoir passé plusieurs années dans le groupe armé, elle veut maintenant reprendre le chemin de l’école pour assurer un meilleur avenir pour elle et pour son bébé.

En 2017, l’UNICEF et ses partenaires ont facilité la sortie et la prise en charge de 231 enfants, dont 62 filles, anciennement associés à des groupes armés en Province de l’Ituri. Personnellement, je souhaite que le Gouvernement congolais mette en place des d’avantage de mécanismes pour faciliter la sortie des enfants des groupes armés. Une attention particulière doit être portée aux filles afin de contribuer à leur réinsertion et réintégration dans la communauté pour qu’elles vivent se sentent pas marginalisées.

Les enfants n’ont pas leur place dans les combats mais c’est à l’école qu’ils accomplissent leur destin.

Lire aussi:

Article écrit par Joyce. Jeune Reporter de la Province de l’Ituri, Joyce est chargée des conditions féminines et rêve de devenir avocate pour mieux défendre les droits des enfants, en particulier ceux des filles

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