Lancement de la Campagne 2015-2016 pour l’inscription d’enfants à l’école primaire

Lancement de la Campagne 2015-2016 pour l’inscription d’enfants à l’école primaire

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

RDC - UNICEF

2 millions d’enfants de 6 à 7 ans doivent être inscrits en première primaire

Kinshasa, 17 août 2015 – Le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, Maker Mwangu, a procédé ce lundi 17 août 2015 à Kinshasa, au lancement de la campagne d’inscription en 1ere année primaire des enfants de 6 et 7 ans.

La campagne d’inscription de nouveaux entrants vise à inscrire plus de 2 millions d’enfants de 6 et 7 ans en première année primaire et se base sur les résultats de l’enquête nationale sur les Enfants et Adolescents en Dehors de l’Ecole (EADE) réalisée en 2012. Cette enquête révèle que 7,3 millions d’enfants et adolescents de 5-17 ans sont en dehors de l’école.

Parmi eux, environ 3 sur 10 (29%), soit 2, 1 millions d’enfants sont âgés de 6 ou 7 ans et sont admissibles en première année primaire. En plus, 77,2% des EADE soit 5,6 millions d’enfants vivent en milieu rural et 52,8% d’entre eux sont des filles.

La campagne d’inscription 2015-2016 est organisée au seuil de la sixième année de la mise en œuvre de la politique de la gratuité de l’enseignement primaire dans les établissements publics. Si cette mesure est appliquée de manière exhaustive et correcte, elle lèvera le principal obstacle (financier) à la scolarisation des enfants, ouvrir les portes de l’école à d’autres EADE et donnera des chances égales à la scolarisation a tous les enfants de la RDC.

Cette campagne marque également le dernier pas vers l’atteinte des Objectifs Millénaires du Développement, ce qui justifie encore davantage son importance et sa singularité par rapport aux autres campagnes.

« Trop d’enfants entrent de manière tardive dans le système scolaire avec comme conséquence des mauvais résultats. Nous devons corriger cela en réduisant les barrières qui favorisent l’exclusion scolaire. Il s’agit notamment du coût de la scolarisation, de la distance entre l’école et la résidence, de l’inégale répartition des infrastructures scolaires, l’insuffisance des ressources humaines et des fournitures scolaires et les conflits armés », a déclaré Maker Mwangu.

La campagne d’inscription 2015-2016 s’appuie à la fois sur l’un des principaux axes du Plan Intérimaire de l’Education (PIE), en l’occurrence l’accroissement de l’accès et de l’accessibilité à l’enseignement primaire, et sur la mise en œuvre de la Loi-Cadre du 11/02/2014. Elle prend en compte aussi bien les progrès accomplis depuis l’enquête EADE que les enseignements relatifs à l’éducation inclusive et à l’éducation à la paix.

Le Rapport d’Etat du Système Éducatif National (RESEN) indique que les indicateurs de couverture, d’accès et d’achèvement au primaire sont encourageants.

Des progrès significatifs ont été réalisés avec une baisse régulière de la proportion des enfants en dehors de l’école qui a chuté de 38,5 % en 2007 (Enquête Démographique et de Sante 2007) à 28 % en 2012 (EADE 2012).

« La place des enfants est à l’école, aucun facteur d’exclusion n’est acceptable. C’est la responsabilité des écoles et du secteur scolaire de maintenir les enfants à l’école en mettant en place des systèmes d’alertes et de suivi efficace en cas d’absence d’un enfant dans la salle de classe. En vue de favoriser la rétention des enfants de 6 à 7 ans nouvellement inscrits en première année, l’UNICEF va distribuer à plus de 1,4 millions enfants des fournitures scolaires », a souligné la Représentante adjointe de l’UNICEF, Sylvie Fouet, photographiée.

En plus de l’information et de la sensibilisation des parents et des communautés sur l’importance et les avantages de l’éducation des enfants, la campagne « Filles et garçons, tous à l’école » organise, dans les 2 semaines qui suivent la rentrée scolaire des activités d’identification des enfants non encore inscrits.

A travers une stratégie « porte à porte » et « ménage par ménage », ces activités permettent de sensibiliser les parents ou tuteurs des enfants identifiés sur l’importance et les avantages de l’éducation et de les inciter à inscrire sans tarder tous leurs enfants en âges scolaires à l’école.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Yves Willemot, Chef de la Communication, UNICEF RDC, + 243 (0) 81 88 46 746, [email protected]
Sylvie Sona, Chargée de la Communication, UNICEF RDC, + 243 (0) 817096215, [email protected].
Dieumerci Nzob, Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, +243(0)998854438

Photo : ©UNICEF RDC/2015/Sylvie Sona

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son action : www.unicef.org/french

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Sylvie Sona

Sylvie Sona est Chargée de Communication à l’UNICEF/Zone Sud. Elle est journaliste de formation et aime beaucoup écrire. Elle a fait de la documentation et de la participation des enfants son cheval de bataille. Selon elle, il est indispensable de documenter systématiquement les expériences réussies et de les diffuser dans les médias afin que l’information atteigne le grand public. Elle pense aussi qu’il est primordial de mettre les enfants au cœur de toutes les interventions. Son credo : « Donner la voix aux enfants ».

Sylvie Sona is in charge of Communication at UNICEF?DRC. She has a professional background as a journalist and very much enjoys writing. Documenting and children participation have become her speciality. According to her, it is essential to systematically report on successful experiences and to disseminate them in the media in order for the information to reach the general public. She also thinks that it is paramount to place children at the heart of each intervention. Her motto is: "Give a voice to children".

3 comments

  • L’éducation en RDC reste encore un monstre à abattre malgré les efforts dévorant des acteurs humanitaires et du gouvernement. Néanmoins, nous avons quelques suggestions : Son Excellence a lancé une campagne d’inscription des enfants l’école. Mais avec l’expérience que j’ai, et les recherches auxquelles j’ai participé, l’inscription ne cause pas problème dans la grande partie de la RDC sauf dans quelques écoles conventionnées X les parents se bousculent à 1heure du matin pour trouver une fiche d’inscription.

    Le grand problème d’éducation en RDC c’est la question de la fameuse PRIME et la GRATUITE qui n’a jamais trouvé du remède. Un phénomène paradoxal.
    Les acteurs humanitaire dont l’Unicef n’appuie que les écoles primaire alors que le cycle inférieur du secondaire (1ere et 2e), ce sont des enfants qui sont dans ces classes. S’il faut aller plus loin, Un élève qui a commencé l’école à 6 ans, à 17ans il est en 5e secondaire. Il n’est pas encore adulte. Unicef devrait réfléchir sur comment élargir l’assistance en éducation et protection de l’enfant.

    Depuis une décennie et demie, les écoles ont reçu des manuels pour élèves mais seulement de mathématiques et de Français. Alors les cours de Sciences naturelles, les écoles manques les matériels didactiques comme les manuels. J’ai suggéré lors des mes récentes recherches scientifiques que le Ministère de l’EPS-INS intègre dans l’enseignement les cours relatifs à l’Environnement (protection, gestion, Promotion).
    Pour plus de technicité dans ce cadre, veuillez nous contacter sur [email protected] et sur téléphone +243815820228, 0994307773. Au cas où vous voudrez notre apport, nous sommes disponible de contribuer.

    Une autre suggestion, serait de déployer les efforts pour éviter aux chefs d’établissements d’écoles secondaires de commercialiser les places en 5e et 6e. Que le gouvernement formalise les normes. Faut-ils reprendre à l’école ceux qui ont échoué aux examens d’Etat ou non. S’il ne faut pas les prendre, que deviennent-ils ? Quelle orientation prévoit le gouvernement ? Faites un contrôle dans l’inscription en 6e.

  • ‘albinisme au Congo.
    HISTOIRE:
    L’albinisme, une des plus ancienne condition génétique connue touchant aussi bien les êtres humains que les animaux, fascine les hommes depuis la nuit des temps.
    Il est d’ailleurs évoqué pour la première fois dans les récits d’auteurs romains tels que Pline l’ancien ou Aulus Gellius.
    Mais si pour certains l’albinisme émerveille et porte bonheur, il est néanmoins synonyme de malédiction pour d’autres.
    PREMIERE JOURNEE INERNATIONALE DE L’ALBINISME:
    C’est ainsi que dans beaucoup de pays d’Afrique, les albinos sont la proie de crimes rituels et de mutilations et, dans ce contexte, le Congo est presque une exception.
    Ces actes barbares ont d’ailleurs poussé les Nations Unies à adopter deux résolution en juin et septembre 2013 pour à protéger les droits des personnes albinos.
    Les Nations Unies ont ainsi proclamé le 13 juins 2015 première journée internationale de sensibilisation à l’albinisme.
    CROYANCES:
    La situation au Congo, représente parfaitement cet amalgame de sentiments opposés face à l’albinisme. Certaines familles acceptent et adorent les enfants atteints d’albinisme ou alors en sont dégoutés et les rejettent.
    Cette variable dépend des conditions sociales et économiques des familles, du nombres d’enfants attaints d’albinisme que comporte une famille mais aussi des tribus auxquelles ils appartiennent.
    L’albinisme en RDC est également accompagné de toutes sortes de croyances mystiques et de pratiques parfois bien ridicules et dangereuses.
    On évoque souvent l’amour d’une “mami wata” (qui tient son, origine de “mamy water” utilisée pour désigner l’ensemble du génie des eaux en Afrique Centrale) pour une femme terrestre . C’est ainsi qu’on interdit souvent aux personnes atteintes d’albinisme de consommer des produits de la mer pour ne pas réveiller les esprits des eaux.
    Ces croyances leur confèrent un statut différents du reste de la population congolaise.
    SCIENCES:
    L’albinisme n’est bien évidement pas régit par des lois mystiques et magiques mais bien par les lois de la génétiques moléculaires.
    Cette affection se manifeste uniquement si les deux parents sont porteurs du gène. Statistiquement une fois sur quatre ils transmettent tous les deux en même temps le chromosome porteur de la mutation.
    Il se caractérise par déficit de la production de mélanine responsable de la coloration de la peau, des cheveux et de l’iris, et ce, malgré la présence normale de cellules pigmentaires.
    Les personnes atteintes d’albinisme sont plus susceptibles de développer un cancer de la peau s’ils ne se protègent pas du soleil avec des manches longues, des pantalons, des chapeaux ou des ombrelles.
    Cette absence partielle ou totale de mélanine provoque également une faible acuité visuelle (ou amblyopie), une sensibilité importante à la lumière (photophobie), des anomalies des nerfs optiques, responsable des mouvements permanents et saccadés de leurs yeux (nystagmus) ainsi que l’astigmatisme, l’hypermétropie, la myopie et le strabisme. Ces affections oculaires se présentent soit de manière individuelle ou alors elles sont combinées.
    PROBLEMES MAJEURS EN RDC:
    Les problèmes principaux des personnes attientes d’albinisme au Congo sont de deux types:
    Le cancer de la peau continue à être la principale cause de mortalité chez les personnes atteintes d’albinisme.
    Le problème peut-être résolu grâce au port de vêtements à manches longues, de chapeau et d’ombrelles.
    L’accès égal à l’éducation est le second problème important.
    Les enfants atteint d’albinisme ayant la chance d’être scolarisés ne sont souvent pas assez encadrés par les professeurs. Puisque ces enfants sont atteints de différentes maladies oculaires, ils ne voient pas le tableau clairement ne peuvent donc pas suivre les leçons correctement.
    Les institeurs les accusent souvent de ne pas avoir les même capacités intellectuelles que les autres enfants et sont envoyés dans le fond de la classe où le problème s’empire.
    C’est ainsi que surviennent les premiers problèmes de discrimination. L’ extrême sensibilité à la lumière les empêche de participer aux jeux avec les autres enfants et ils se retrouvent en marginalisés.
    Si les enfants albinos scolarisés peuvent empêcher la dégradation rapide de leur vision grâce au port de lunettes chromatiques et correctrices, ils évitent le décrochage scolaire et peuvent jouer avec les autres enfants sans être constamment dérangés par la lumière.
    Les enfants atteints d’albinisme qui se sentent bien dans leur tête utilisent souvent leur différence comme une force. Ceux par contre qui perçoivent leur condition comme un handicap, se retranche dans des comportements introvertis et deviennent sujets de moqueries et de rejet social.
    SOLUTION:
    La fondation femme rurale amie du developpement est persuadée que la réhabilitation et la réinsertion d’enfants présentant des faiblesses physiques ou psychologiques (enfants soldats, serpents, sorciers, handicapés, albinos, etc) passe entre autre par l’accès à l’éducation et l’intégration scolaire et sociale.
    C’est pourquoi la fondation accorde une importance toute particulière au problèmes de décrochage scolaire et de scolarisation des enfants albinos et des enfants les plus démunis.
    ETIENNE MWASSA
    CHARGE DU PROGRAMME FFERAD
    tel:+243859151438
    email: [email protected]
    page facebook: fferad rdc

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