Le lavage des mains à Kinshasa, une habitude ?

Enfants reporters discutant de la faisabilité du reportage sur le lavage des mains à Kinshasa

PHOTO REPORTAGE- Dans les zones les plus reculés de la capitale congolaise, les infrastructures d’eau et d’assainissement sont de plus en plus rares. Jean-Jacques, Nathan, Diana, Merveille, Enfants reporters se sont rendu à Kimbwala dans la commune de Mont-Ngafula pour savoir si le lavage des mains à Kinshasa est une habitude.

L’enquête des Enfants reporters sur le lavage des mains à Kinshasa

Lavage des mains à Kinshasa, un Enfant reporter interrogeant une habitante de Kibwala

En raison de la distance, des embouteillages et du manque d’infrastructures routières, plus de 2 heures ont été nécessaires – en voiture, en moto, puis à pieds – à Jean-Jacques Musiengia, 9 ans, Nathan Katende, 17 ans, Diana Tiana, 18 ans, et Merveille Ntumba, 19 ans, tous Enfants Reporters, pour rejoindre le quartier Kimbwala dans la commune de Mont-Ngafula, en bordure de Kinshasa.

Lavage des mains à Kinshasa, les Enfants reporters à Kibwala

Kinshasa, mégapole pauvre et surpeuplée, s’est agrandie trop vite et sans moyens. Les communes périphériques comme Kimbwala n’ont pas eu le temps de développer des infrastructures d’eau et d’assainissement, et la vie de ses habitants y est peu ou prou la même qu’en zone rurale.

Aujourd’hui, ils ont décidé de vérifier si dans les milieux les plus reculés de la capitale congolaise, se laver les mains était une habitude.

Ecole assainie ?

Lavage des mains à Kinshasa, des Enfants reporters face aux élèves

Leur enquête débute à l’école primaire Saint Dominique Savio. Jean-Jacques, de loin le plus jeune des quatre, vient tout juste de finir sa formation et de rejoindre le programme Enfant-Reporter créé par l’UNICEF avec le soutien de l’Union Européenne. C’est son premier reportage et il est très excité ! Merveille, la plus expérimentée, qui a rejoint le programme depuis 2012, l’aide à préparer les questions qu’il devra poser. Chaque Enfant Reporter pose, tour à tour, ses questions aux élèves et au directeur adjoint de l’établissement, et constatent l’existence de 2 dispositifs de lavage des mains dans toute l’école. Unanimement, ils jugent leur nombre insuffisant. « Comme il n’y a pas assez de dispositifs de lavage des mains, les élèves oublient de se les laver », constate Merveille. Face à l’insistance de Diana, le directeur adjoint promet d’ajouter de nouveaux dispositifs.

Les élèves répondent aux questions des enfants reporters sur le lavage des mains à Kinshasa

Un quartier de la capitale sans eau courante

Lavage des mains à Kinshasa, difficulté de de procurer de l'eau à Kinbwala

Leur enquête se poursuit autour d’un puits, seule source d’eau pour les habitants du quartier Kimbwala. Jean-Jacques est impressionné. « Dans mon quartier, il y a l’eau courante. Les gens ne puisent pas l’eau dans un puits. En regardant la télévision, je savais qu’il y avait des gens qui vivaient de la sorte, mais c’est la première fois que je le vois de mes yeux ! ». Ici, même constat, « la difficulté d’accéder à l’eau, et l’absence de dispositifs de lavage des mains, empêche de faire du lavage des mains à Kinshasa une habitude », constate Nathan.

Lavage des mains à Kinshasa, toute une difficulté à Kinbwala

Enfants Reporters mobilisés pour le lavage des mains à Kinshasa

Lavage des mains à Kinshasa, quand les Enfants reporters décident de s'engager

Leur reportage sera plus tard diffusé à la RTNC, la télévision publique nationale, et ils seront tous invités à le commenter. Une belle visibilité qui leur permettra aussi bien « de rappeler à tous, et aux enfants en particulier, l’importance du lavage des mains pour la santé », que de « peser sur les pouvoirs publics pour qu’ils aident ce quartier, et tous les quartiers qui ont des problèmes similaires ».

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L’UNICEF remercie la Coopération Britannique, UKAID, et l’USAID pour leur soutien au programme eau et assainissement .

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Photo: UNICEF RDC 2016 Dubourthoumieu

 

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Gwenn Dubourthoumieu

Gwenn Dubourthoumieu s’est intéressé à la photographie alors qu’il travaillait en Afrique pour des ONG humanitaires. Professionnel depuis avril 2010, son travail est régulièrement récompensé. Il travaille régulièrement pour UNICEF RDC en tant que consultant photographique.

Gwenn Dubourthoumieu became interested in photography while working in Africa for humanitarian NGOs. Professional since 2010, his work is regularly rewarded.  He's a photography consultant for UNICEF DRC.

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