Le Programme National de Lutte contre le VIH/Sida innove en RDC : accès au traitement antirétroviral simplifié et de qualité

Le Programme National de Lutte contre le VIH/Sida innove en RDC : accès au traitement antirétroviral simplifié et de qualité

COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT

Kinshasa/Lubumbashi, le 19 avril 2014. Le Programme National de Lutte contre le VIH/Sida (PNLS), en collaboration avec ses partenaires, a organisé sa revue nationale du 14 au 19 avril 2014 à Lubumbashi, dans la province du Katanga.

En RDC, le taux de prévalence du VIH-Sida dans la population générale est de 1,1 % alors qu’il est de 3,5 % chez les femmes enceintes. Dans ce contexte l’objectif de la revue nationale était d’évaluer les performances du Programme VIH en 2013 ; d’apprécier les premiers résultats de mise en œuvre de l’Option B+ (le nouveau protocole de prise en charge des personnes vivant avec le VIH, adopté depuis 2012 en RDC); de produire le plan d’extension de l’Option B+ en RDC ; et de valider le Plan d’Action Opérationnel (PAO) du PNLS pour 2014.

L’Option B+, actuellement pilotée dans 6 zones de santé au Katanga, offre la possibilité aux femmes enceintes et à leurs conjoints vivant avec le VIH, de démarrer immédiatement une trithérapie antirétrovirale avec un seul comprimé par jour et cela, à vie, ainsi qu’une meilleure prise en charge pédiatrique des enfants qui naissent de mères séropositives au VIH.

Après seulement 6 mois de mise en œuvre de l’Option B+ au Katanga, des avancées significatives ont été observées. Près de 21.000 femmes ont été testées au VIH et informées de leurs résultats ; 669 femmes (et 71 conjoints) testés positifs au VIH ont désormais accès aux antirétroviraux; 225 enfants nés de mères séropositives ont bénéficié du traitement pour la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Cette initiative a permis de renforcer le système sanitaire dans les 6 zones de santé ciblées et d’améliorer la qualité de l’offre des services de santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant (SMNE).

La revue nationale du PNLS a permis d’identifier, comme progrès réalisés, l’augmentation de la couverture du paquet VIH, l’amélioration de l’utilisation des services ainsi que la décentralisation de l’offre de services vers les centres de santé et les maternités. L’Option B+ a mis l’accent sur l’implication des communautés afin de lever les obstacles qui freinent la demande et l’utilisation de ces services.

Le partenariat joue un rôle central dans la lutte contre le VIH/Sida en RDC. « L’Option B+ est une approche moins médicalisée, plus accessible et facile d’utilisation. Il s’agit d’une avancée significative car elle offre un traitement de qualité à davantage de personnes vivant avec le VIH », a déclaré le Secrétaire Général du Ministère de la Sante, le Dr Kupa Mukengeshayi.

Ainsi la revue de cette semaine a vu une mobilisation des intervenants clefs : « L’Option B+ va donner l’élan nécessaire pour entrainer l’épidémie au VIH vers un déclin irréversible », a précisé le Représentant de l’OMS en RDC, le Dr Joseph Cabore.

Tandis que la Représentante de l’UNICEF en RDC, Barbara Bentein, a salué la mise en œuvre de l’Option B+ en RDC. « De tels progrès permettent aux enfants, aux femmes enceintes et à leurs conjoints d’accéder au traitement le plus tôt possible, et cela dans des conditions les plus sûres », a-t-elle souligné.

La Conseillère Régionale Principale de l’ONUSIDA pour l’Elimination de la Transmission de la Mère à l’Enfant (eTME), Dr Lalla Toure, a pour sa part déclaré que « l’adoption de cette nouvelle approche est une initiative très positive et encourageante dans la progression vers une génération sans Sida, au vue du poids que représente la RDC dans les nouvelles infections des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre ».

Pour sa part le Représentant a.i. de l’UNFPA, Keita Ohashi, a indiqué que l’intégration des services de santé maternelle et infantile y compris la planification familiale a largement contribué à l’amélioration de la prise en charge du VIH chez la femme enceinte.

Et la coordinatrice du PEPFAR en RDC, Lolem Ngong, a expliqué que le PEPFAR appuie la mise en œuvre de l’Option B+ :« Nous sommes encouragés par les progrès réalisés et nous reconnaissons que les défis sont nombreux pour une mise à l’échelle de l’Option B+. Nous sommes convaincus qu’une forte collaboration entre les partenaires, sous le leadership du PNLS, permettra une transition efficace ».

Lors de cet atelier, des défis importants ont été identifiés pour le passage à l’échelle de l’Option B+ sur l’ensemble du territoire de la RDC, notamment, la disponibilité des intrants et des antirétroviraux au vue de la demande croissante, l’adhésion au dépistage pour les conjoints, et la rétention au traitement et aux soins. Par manque de ressources, plus de 2 millions de femmes enceintes n’ont pu avoir accès au dépistage du VIH, porte d’entrée des services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME).

Signalons que la revue nationale est organisée par le Programme national de lutte contre le VIH/Sida avec l’appui du Gouvernement, de l’UNICEF, de l’OMS, de PEPFAR/USAID et du Fonds Mondial /SANRU. Ces assises ont offert une opportunité au gouvernement et à ses différents partenaires d’effectuer une analyse critique des résultats qui permettra d’identifier les défis à relever, d’adapter et orienter les stratégies au regard des priorités, en vue d’une réponse concertée, efficace et efficiente contre l’infection au VIH/Sida.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

PNLS: Joseph Liomba, chef de Division Communication, +243 81 8140907, [email protected]

UNICEF: Cornelia Walther, Chef Communication UNICEF/RDC, +243 99 100 63 07, [email protected], Bibiane Ambongo, Spécialiste Communication, +243 81 8803007, [email protected]

OMS : Eugène Kabambi, Chargé de communication, +243 817151697, [email protected]

Ambassade USA (PEPFAR): John Kalonji, Press Officer, +243 81 88 44 607, [email protected]

SANRU/FONDS MONDIAL: Jeanette Kamwisi, +243 99 3003696, [email protected]

Photo: UNICEF RDC 2013 Diana Mrazikova

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Justine Mounet

Justine Mounet est consultante en communication à l’UNICEF RDC. Justine a rejoint l'UNICEF en 2013 car elle est croit que le plaidoyer et la participation de chacun sont essentiels pour faire avancer la société, le bien-être et les droits de tous. Justine est spécialisée dans l'engagement des jeunes à travers le web, convaincue que ce sont des acteurs puissants du changement. Son leitmotiv ? "L'arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse" : portons la voix de la forêt en germe !

Justine Mounet is a Communication Consultant at UNICEF in DRC. Justine joined UNICEF in 2013 because she believes that advocacy and everyone's participation are essential for advancing society, as well as the well-being and the rights of all. Justine has specialized in digital youth engagement, convinced that they are powerful actors of change. Her leitmotiv? "The tree that falls makes more noise than the forest that grows": let's make the growing forest heard!.

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