Mobilisons nous pour que l’éducation soit un droit pour tous

Mobilisons nous pour que l’éducation soit un droit pour tous

En signe de soutien aux lycéennes nigérianes enlevées Po na Bana vous propose comme photo de la semaine ce cliché qui est devenu un symbole de mobilisation au sein du mouvement#BringBackOurGirls et de la défense du droit à l’éducation des filles. En République Démocratique du Congo aussi, nous nous engageons au quotidien pour défendre l’éducation pour tous. On est ensemble!

Lorsque cette photo d’élèves à l’école primaire Waziri Mazadu dans la ville de Dass au Niger a été prise en 2007, les taux d’inscriptions et les taux d’achèvement pour l’éducation de base étaient bas en raison des inégalités économiques et  sociales. En 2012, date des dernières données complètes disponibles, seulement 72 pour cent des garçons en âge de scolarisation au niveau primaire et 68 pour cent des filles fréquentaient l’école au Niger. Et, lorsque les enfants atteignaient l’âge de scolarisation pour l’école secondaire, les niveaux de fréquentation tombaient à 54 pour cent pour les filles et les garçons.

L’éducation est gratuite et obligatoire au Niger. Alors qu’est-ce qui explique cette flagrante inégalité en matière de  fréquentation scolaire – et cette résistance face à l’éducation en général ?

Les causes sous-jacentes incluent les croyances locales, la pauvreté et les mariages en bas âge, spécialement pour les filles; Il est évident que la prise de conscience de l’’importance de l’éducation a besoin d’être suscitée dès la naissance. Avec un taux de scolarisation des adultes de 51 pour cent, il n’est pas étonnant que les priorités doivent changer. Et, avec l’enlèvement récent de 300 filles de l’école secondaire Chibok, qui veut envoyer sa fille à l’école et lui faire courir le risque d’être enlevée, d’être victime d’un mariage forcé ou de violences sexuelles ?

Malala Yousafzai, la courageuse activiste pour le droit  des filles à l’éducation et originaire du Pakistan, est familière avec l’extrémisme. En 2012, Elle-même, ainsi que ses amies, furent fusillées par les Talibans pour avoir milité pour le droit des filles à l’éducation. Pendant qu’elle continue de récupérer de ses graves blessures au Royaume-Uni, elle a pris parole au nom de toutes les filles dont l’ethnicité, la religion, les parents et les sociétés qui compromettent leur libre-choix concernant leur futur.

Malala s’est jointe aux centaines de milliers d’autres filles et de femmes à travers le monde, qui ont pris la parole collectivement- de nouveau – cette fois,  non seulement pour renforcer l’idée que l’éducation est un droit pour les filles autant que pour  les garçons, mais encore plus important, pour “#BringBackOurGirls”, ramener ces filles enlevées, à leurs familles et à leurs écoles, où elles pourront espérer se reconstruire et ne pas perdre confiance en un système qui est peut-être leur seul espoir pour le futur.

Retrouvez la version originale de cet article en anglais sur le Blog Unicef Connect

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Photo © UNICEF/NYHQ2007-0515/CHRISTINE NESBITT

Article traduit de l’anglais par Hélène Lafleur

 

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Susan Markisz

Susan Markisz est photographe pour l'UNICEF à New York et assistante éditrice de photo

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