Pour le sourire d’une fille

Pour le sourire d’une fille

Vous souvenez-vous du moment où vous avez vu votre propre enfant sourire? Ou c’était peut-être l’enfant de quelqu’un de très proche de vous. Vous souvenez-vous à quel point, à la vue de ce sourire, tout semblait soudain délicieux et comment tous vos soucis semblaient emportés, même juste pour une minute?

Un de mes plus beaux souvenirs de ma visite dans le Bandundu en République Démocratique du Congo a été de voir tous les enfants jouer. Leurs visages étaient remplis de grands sourires et de rires, de ceux qui ont ôté tous mes soucis.

Le truc, c’est que les enfants ne sont pas en mesure de jouer partout dans le monde. Il y a la corruption et la violence, et, malheureusement, les jeunes filles sont souvent victimes de cette violence.

Je crois fermement en l’éducation des filles, mais je crois aussi que les filles ont le droit de jouer.

UNICEF DRC 2014 Kim A Thomas MK1A5384 625x417Les enfants ayant la liberté et la sécurité de jouer à l’extérieur sont en mesure d’exercer leur grande imagination et peuvent même apprendre à résoudre des problèmes. Les enfants ne devraient pas être forcés de grandir trop vite. Je crois que cela peut être réalisable si nous pouvons mettre fin à la violence.

Quand une fille ne connait pas la violence, qu’elle a accès à l’éducation et au jeu, elle peut grandir en bonne santé, instruite et heureuse. Quand elle devient mère, elle peut alors élever la prochaine génération en lui donnant la même opportunité, d’une vie sans violence, et qui encourage les enfants à être des enfants, à jouer et à rire.

Cette photo de la jeune fille tenant le criquet est particulièrement importante pour moi, car elle me montre les yeux d’une imagination sans violence. Cette fille se tenait tranquillement debout au milieu d’une foule d’enfants, avec un sourire gigantesque sur son visage. Quand je l’ai approchée pour lui demander ce qu’elle tenait, elle m’a tendu ce criquet géant avec lequel elle jouait. Voir autant de joie dans ses yeux m’a donné l’espoir qu’il est vraiment possible de mettre fin à la violence chez les filles.

Le temps de mettre fin à la violence n’est pas demain ou dans le futur, c’est maintenant. Nous le devons à ces jeunes filles.

Contexte

Instituée le 19 décembre 2011 par l’Assemblée générale des Nations Unies à travers sa  résolution 66/170, la Journée internationale de la fille est  célébrée  chaque année le 11 octobre. C’est une journée de sensibilisation et d’action par et pour la jeune fille pour reconnaître leurs droits et les difficultés spécifiques auxquelles celles-ci sont confrontées partout dans le monde. Les jeunes filles connaissent en effet des taux plus élevés de violence, de pauvreté et de discrimination, comparativement aux garçons.

Le thème de la Journée internationale de la fille 2014 est : « Autonomiser les filles adolescentes : Briser le cycle de la violence »en reconnaissance de l’importance d’investir dans l’autonomisation des filles et adolescentes et à prévenir ainsi à l’élimination des  diverses formes de violence qu’elles subissent.

147e sur 152indice d'inégalité de genre de la RDC
La RDC se classe 147e sur 152 pays dans l’indice d’inégalité de genre (Rapport de développement humain 2013). L’Indice de parité des sexes dans l’enseignement primaire est de 0,87 au niveau national, avec une variation de l’indice par province qui va de 1,03 au Bas-Congo à 0,78 en Katanga. (Rapport de l’enquête national sur les enfants et adolescents en dehors de l’école, UNESCO UIS/UNICEF, février 2013).Le problème majeur se situe au niveau du maintien des filles à l’école à partir du niveau du secondaire.

La RDC a le second taux le plus élevé de grossesses chez des adolescentes au monde (Indice de Développement Humain 2013). Ce phénomène de filles-mères est particulièrement prononcé dans les zones en rapide changement social (c’est-à-dire zones de conflit, zones urbaines).

Face à ces constats, le gouvernement de la RDC est activement engagé dans la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre et met en œuvre, avec le soutien de l’UNICEF, de la coopération britannique et de l’ambassade du Canada, une politique nationale genre afin de contribuer à l’autonomisation des femmes et des filles et de leur permettre de jouir de leurs droits.

Photos : UNICEF DRC 2014 Kim A Thomas

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Kim Thomas

Kim Thomas est une photographe indépendante basée à Vancouver au Canada et à San Francisco aux Etats Unis. Elle est actuellement en train d’achever ses études, de Genre, race et Justice Sociale et espère poursuivre l’activisme acquis au cours de son éducation à travers son travail de photographe.

Kim Thomas is a freelance photographer who based out of Vancouver, Canada and San Francisco. She is currently finishing up her degree in Gender, Race and Social Justice and is hoping that through her education, she can continue with activism through her photography.

http://www.kimathomas.ca/

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