Céline, victime de viol, croit à nouveau en un avenir meilleur !

Prise en charge economique d'une victime de viol

Réinsertion économique d’une victime de viol

TEMOIGNAGECéline, 21, ans, a été victime d’un viol dans la ville de Goma. Depuis, sa vie est un vrai cauchemar. Grâce à une prise en charge multisectorielle, elle a vaincu ses peurs et croit aujourd’hui en un avenir meilleur !

Victime de viol et rejetée par sa famille

« En 2015, j’ai été victime de viol. J’avais 19 ans et je vivais chez mon grand-frère à Goma. Lorsque je me suis rendue compte de ce qu’il m’était arrivé, j’ai pleuré. Que vais-je dire à ma famille et à mon fiancé ? C’était la honte. Personne ne croira à mon histoire. J’ai pleuré pendant trois jours et, au quatrième jour, j’ai parlé à ma belle-sœur.

Lorsque mon frère a appris l’histoire, il a refusé de continuer à payer mes frais scolaires et m’a renvoyé chez mes parents, à Butembo.

De la prise en charge médicale à la prise en charge psychologique

Trois mois plus tard, je n’ai plus vu mes règles : j’étais enceinte. Mes sœurs m’ont conduite dans un centre de prise en charge pour victimes des violences sexuelles et j’ai été assistée jusqu’à mon accouchement. Tout a été pris en charge : les habits du bébé, les frais médicaux, etc.

Pleurer était devenu mon pain quotidien. Tout le monde me détestait : ‘Comment as-tu pu nous faire une chose pareille ? Tu causes la honte à notre famille. Tu romps tes fiançailles et par conséquent, nous devons restituer la dot !’

J’ai voulu en finir avec ma vie car elle n’avait plus de sens. Grâce aux conseils reçus par une association de défense des droits de la femme, mes pleurs commençaient à diminuer. On m’a dit que la vie continue et que je devrais accepter ce bébé que Dieu m’a donné. Aujourd’hui mon bébé à 1 an et 2 mois. Je l’aime.

Une réinsertion socio-économique pour préparer l’avenir

J’ai abandonné l’école en cinquième année secondaire comme mon frère ne voulait plus prendre en charge mes frais scolaires. Pour m’aider à subvenir à mes besoins et à ceux de mon enfant, on m’a donné un ballon de friperie afin de commencer un petit commerce. Grâce à cela, mon enfant grandit bien et est à l’abri du besoin.

Je contribue également aux charges de ma famille, en aidant ma mère et mon père. Je remercie tous ceux qui contribuent à nous remettre sur les rails ! »

Donner de l’espoir aux survivants des violences sexuelles et basées sur le genre

Avec l’appui de l’UNICEF, l’ONG SAFDF assure une prise en charge multisectorielle des survivants des violences sexuelles et basées sur le genre : prise en charge médicale et psychosociale, réinsertion socio-économique et assistance juridique et judiciaire.

De janvier à octobre 2017, 924 victimes ont été prises en charge sur le plan médical, 916 cas sur le plan psychosocial, 311 cas sur le plan juridique, 194 cas pour la réinsertion économique et 8 cas de réinsertion scolaire.

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Cynthia Kanyere

Cynthia Kanyere est chargée de communication à l’UNICEF pour la Zone Est RDC. Sociologue de formation, elle travaille depuis 2005 dans le domaine du journalisme et de la communication. Elle est fascinée par les enfants, quelle que soit leur classe sociale ou leur race. Son credo : « Agis pour chaque enfant de la même façon que tu agis pour ton propre enfant ».

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