Savoir pour Sauver n°12 : La protection de l’enfance

Savoir pour Sauver n°12 : La protection de l’enfance

Tous les enfants ont le droit à la protection. Ils ont le droit de survivre, d’être en sécurité, d’être intégrés, d’être entendus, de recevoir des soins adéquats et de grandir dans un environnement protecteur.

La famille représente la première ligne de protection des enfants. Les parents ou d’autres personnes qui s’occupent d’eux ont la responsabilité de construire un environnement familial protecteur et attentionné. Les écoles et les communautés sont chargées de créer un environnement sécurisé et centré sur l’enfant en dehors du foyer de celui-ci.

Malheureusement, des millions d’enfants ne sont pas complètement protégés. Nombre d’entre eux sont quotidiennement confrontés à la violence, aux sévices, à la négligence, à l’exploitation, à l’exclusion et/ou à la discrimination. De telles violations limitent leurs chances de survivre, de grandir, de se développer et de réaliser leurs rêves.

150 millionsc'est le nombre d'enfants qui travaillent
On estime par exemple que 150 millions d’enfants âgés de 5 à 14 ans travaillent, que des millions d’enfants, principalement des filles, effectuent des travaux domestiques chez des particuliers ou que tous les ans, environ 1,2 million d’enfants font l’objet de la traite.

Etre protéger, ça veut dire quoi ? 

Les filles comme les garçons doivent être encouragés et soutenus à faire valoir leurs droits d’enfant et à jouer un rôle actif dans leur propre protection contre les mauvais traitements, la violence, l’exploitation et la discrimination :

1. Tout enfant doit avoir la possibilité de grandir dans une famille. Si une famille n’est pas capable de s’occuper d’un enfant, les autorités doivent prendre des mesures pour remédier au problème et s’efforcer de maintenir l’unité de la famille.

2. Tout enfant a droit à un nom et une nationalité. L’enregistrement des naissances contribue à garantir aux enfants le droit à l’éducation, aux soins et aux services juridiques et sociaux. C’est une procédure cruciale en matière de protection contre les sévices et l’exploitation.

3. Les filles et les garçons doivent être protégés contre toute forme de violence et de sévices, ce qui inclut la maltraitance physique, sexuelle et psychologique, la négligence et les pratiques néfastes telles que le mariage d’enfants et la mutilation génitale/excision des filles. Il incombe aux familles, aux communautés et aux autorités d’assurer cette protection.

4. Les enfants doivent être protégés contre tout travail dangereux. Travailler ne doit pas les empêcher d’aller à l’école. Les enfants ne doivent jamais être impliqués dans les pires formes du travail d’enfant, telles que l’esclavage, le travail forcé, la production ou le trafic de drogue.

5. Les filles et les garçons peuvent être exposés au risque d’abus et exploitation sexuels chez eux, à l’école, sur leur lieu de travail et au sein de leur communauté. Des mesures doivent être prises pour empêcher les abus et l’exploitation sexuels. Les victimes de ces actes doivent être immédiatement aidées et l’on doit faire cesser ces exactions.

6. Les enfants risquent d’être victimes de la traite lorsque les services de protection sont insuffisants ou inexistants. Le gouvernement, la société civile et les familles ont la responsabilité d’empêcher la traite ainsi que d’aider les enfants victimes à réintégrer leurs familles et communautés, si c’est dans leur meilleur intérêt.

7. La justice pour les enfants doit se fonder sur les droits de l’enfant. Priver les enfants de leur liberté (en les incarcérant) doit toujours être une solution de dernier recours. Des procédures adaptées doivent être mises en place pour les enfants victimes ou témoins de crimes.

8. Une aide au revenu et des services d’assistance sociale peuvent aider à préserver l’unité des familles, assurer la scolarisation des enfants et garantir l’accès aux soins.

9. Tous les enfants ont le droit d’avoir accès à des informations adaptées à leur âge, d’être entendus et de participer à la prise des décisions qui les concernent. Le respect de ce droit permet aux enfants de jouer un rôle actif dans leur propre protection contre les sévices, la violence et l’exploitation, et de devenir des citoyens actifs.

Les Savoir pour Sauver ont été faits pour donner aux familles et aux communautés les informations dont elles ont besoin pour protéger les enfants et améliorer leur existence. Les parents, les grands-parents, tous ceux qui s’occupent d’enfants et les jeunes peuvent trouver les réponses à leurs questions et apprendre comment donner aux enfants le meilleur départ dans la vie.

Consulter l’intégralité des Savoir pour Sauver.

Illustration réalisée pour Pona Bana par:

Lewko

http://maxlewko.blogspot.com/

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Justine Mounet

Justine Mounet est consultante en communication à l’UNICEF RDC. Justine a rejoint l'UNICEF en 2013 car elle est croit que le plaidoyer et la participation de chacun sont essentiels pour faire avancer la société, le bien-être et les droits de tous. Justine est spécialisée dans l'engagement des jeunes à travers le web, convaincue que ce sont des acteurs puissants du changement. Son leitmotiv ? "L'arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse" : portons la voix de la forêt en germe !

Justine Mounet is a Communication Consultant at UNICEF in DRC. Justine joined UNICEF in 2013 because she believes that advocacy and everyone's participation are essential for advancing society, as well as the well-being and the rights of all. Justine has specialized in digital youth engagement, convinced that they are powerful actors of change. Her leitmotiv? "The tree that falls makes more noise than the forest that grows": let's make the growing forest heard!.

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