Savoir pour Sauver n°8 : La nutrition et la croissance

Savoir pour Sauver n°8 : La nutrition et la croissance

Plus d’un tiers des décès d’enfants qui surviennent chaque année de par le monde sont associés à la malnutrition, et plus spécifiquement à la sous-nutrition, qui amoindrit la résistance du corps à la maladie. En RDC,  la malnutrition constitue une des trois causes principales de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans.

Quand une femme se nourrit mal pendant sa grossesse ou quand son enfant est mal nourri pendant les deux premières années de sa vie, la croissance et le développement physiques et mentaux de l’enfant sont ralentis. Ce retard ne peut être rattrapé par la suite et l’enfant en souffrira pendant toute sa vie.

La malnutrition se manifeste quand le corps ne reçoit pas la quantité appropriée d’énergie (calories), protéines, hydrates de carbone, graisses, vitamines, sels minéraux et autres nutriments indispensables à la santé et au bon fonctionnement des organes et des tissus. Un enfant ou un adulte peut souffrir de malnutrition parce qu’il est sous-alimenté ou suralimenté.

2 millionsd'enfants souffrent de malnutrition chronique en RDC
La RDC est à une période charnière : la mortalité des enfants de moins de 5 ans a chuté de 30% depuis 2007, passant de 148 à 104 pour mille naissances vivantes. Cependant, on estime que 2 millions d’enfants souffrent de malnutrition chronique, et 1,9 million d’enfants de moins de cinq ans de malnutrition aiguë sévère chaque année.

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Ce que chaque famille et chaque communauté est en droit de savoir sur la nutrition :

1. Un enfant qui grandit bien gagne du poids rapidement. L’enfant devrait être pesé régulièrement entre la naissance et l’âge de 2 ans. S’il ne prend pas de poids ou si ses parents ou toute autre personne qui l’élève constate qu’il ne grandit pas, cela signifie que quelque chose ne va pas. Il faut emmener l’enfant voir un agent de santé qualifié.

2. Le lait maternel sans rien d’autre est le seul aliment et la seule boisson dont un nourrisson a besoin pendant ses six premiers mois. À partir de 6 mois, le nourrisson a besoin d’autres aliments variés en plus du lait maternel pour grandir et se développer.

3. À partir de 6-8 mois, l’enfant a besoin de manger deux à trois fois par jour, et trois à quatre fois par jour à partir de 9 mois – en plus de l’allaitement maternel. En fonction de l’appétit de l’enfant, il peut avoir besoin d’un ou deux goûters nutritifs entre les repas (fruit ou tartine de pain à l’arachide). Il faut donner à l’enfant de petites quantités de nourriture de plus en plus variée et abondante à mesure qu’il grandit.

4. Les repas sont des moments propices à l’apprentissage, à la tendresse et à l’échange, qui favorisent la croissance et le développement physique, social et affectif. La personne qui nourrit l’enfant doit lui parler pendant le repas, et traiter et nourrir de la même manière les filles et les garçons, avec la même patience.

5. Les enfants ont besoin de vitamine A pour se protéger contre la maladie, éviter les troubles de la vue et réduire les risques de décès. On trouve de la vitamine A dans de nombreux fruits et légumes, l’huile de palme rouge, les oeufs, les produits laitiers, le foie, le poisson, la viande, les aliments enrichis et le lait maternel. Dans les régions où la carence en vitamine A est courante, on peut donner aux enfants âgés de 6 mois à 5 ans des doses élevées de suppléments de vitamine A tous les quatre à six mois.

6. Les enfants ont besoin d’aliments riches en fer pour protéger leurs capacités physiques et mentales et lutter contre l’anémie. Les meilleures sources de fer sont d’origine animale, comme le foie, les viandes maigres et le poisson. Les aliments enrichis en fer ou les suppléments de fer sont d’autres bonnes options.

7. L’iode dans le régime alimentaire de la femme enceinte et du jeune enfant est essentiel pour le développement du cerveau de l’enfant. Il contribue à la prévention des troubles de l’apprentissage et du retard du développement. La consommation de sel iodé au lieu du sel ordinaire procure aux femmes enceintes et à leurs enfants tout l’iode dont ils ont besoin.

8. Lorsque l’enfant commence à consommer davantage d’aliments et de boissons, le risque de contracter des maladies diarrhéiques augmente considérablement. La contamination des aliments par des microbes est l’une des principales causes de diarrhée et d’autres maladies qui font perdre à l’enfant les nutriments et l’énergie dont il a besoin pour grandir et se développer. Une bonne hygiène, de l’eau salubre et une manipulation, préparation et conservation appropriées de la nourriture sont les conditions essentielles à la prévention des maladies.

9. Lorsqu’il est malade, l’enfant a besoin de liquides supplémentaires et il faut l’encourager à s’alimenter régulièrement; les nourrissons nourris au sein doivent être allaités plus fréquemment. Après une maladie, il faut proposer à l’enfant davantage de nourriture pour remplacer l’énergie et les éléments nutritifs qu’il a perdus.

10. Les enfants très minces, et/ou dont des parties du corps sont enflées, ont besoin de soins médicaux particuliers. Il faut les emmener en consultation auprès d’un agent sanitaire qualifié ou dans un établissement de santé pour faire le diagnostic de leur état et les traiter.

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Les Savoir pour Sauver ont été faits pour donner aux familles et aux communautés les informations dont elles ont besoin pour protéger les enfants et améliorer leur existence. Les parents, les grands-parents, tous ceux qui s’occupent d’enfants et les jeunes peuvent trouver les réponses à leurs questions et apprendre comment donner aux enfants le meilleur départ dans la vie.

Consulter l’intégralité des Savoir pour Sauver.

Illustration réalisée pour Pona Bana par:

Lewko

http://maxlewko.blogspot.com/

Photos: UNICEF RDC 2013 Perrine Piton

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Justine Mounet

Justine Mounet est consultante en communication à l’UNICEF RDC. Justine a rejoint l'UNICEF en 2013 car elle est croit que le plaidoyer et la participation de chacun sont essentiels pour faire avancer la société, le bien-être et les droits de tous. Justine est spécialisée dans l'engagement des jeunes à travers le web, convaincue que ce sont des acteurs puissants du changement. Son leitmotiv ? "L'arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse" : portons la voix de la forêt en germe !

Justine Mounet is a Communication Consultant at UNICEF in DRC. Justine joined UNICEF in 2013 because she believes that advocacy and everyone's participation are essential for advancing society, as well as the well-being and the rights of all. Justine has specialized in digital youth engagement, convinced that they are powerful actors of change. Her leitmotiv? "The tree that falls makes more noise than the forest that grows": let's make the growing forest heard!.

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