Sur les chemins de Limete

Sur les chemins de Limete

Accueil de l’équipe des Villages Assainis à Limete.

Commentaire du photographe

Ce jour-là, je suivais une équipe de télévision belge qui réalisait une émission sur l’eau. Ils souhaitaient traiter du problème de son accès en République Démocratique du Congo.

Direction Limete, à quelques kilomètres de Kinshasa. Un village certifié assaini en 2013 comme il y en a près de 4 400 actuellement sur l’ensemble du pays (4 374 en mai 2014).

Alors que nous assistions au forage manuel d’un puits, je remarquais au loin un homme qui observait la scène un léger sourire aux lèvres. C’était le propriétaire du terrain. Il s’appelait Célestin et avait accepté de céder, sans contrepartie, un bout de son jardin pour que le village puisse avoir accès à l’eau potable. Vous pourrez retrouver l’album photo retraçant son histoire sur notre page Facebook.

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Sur le chemin de l’ancienne source d’eau, à 3km du village – et alors que je m’étais écarté du groupe pour prendre des photos – des cris et des joyeuses salutations me firent lever la tête.

Je découvris ces sourires.

L’ensemble des enfants de la maison perchée juste au dessus du sentier en terre avait surgit des arbres pour venir me saluer.

Un rayon de soleil sur le chemin.

Contexte

En RDC, bien que l’eau soit partout, 53% de la population n’a pas accès à l’eau potable. En 2012, plus de 33 000 cas de choléra et près de 800 décès ont été recensés.

La RDC a entrepris la certification de près de 3000 « Villages assainis » et 6000 de plus devraient être certifiés avant 2017.

Pour être certifié, un village doit franchir avec succès plusieurs étapes : construction de latrines hygiéniques, d’un point d’eau accessible, de trous à ordures, propreté des parcelles, sensibilisation des communautés. Une fois que toutes les conditions sont réunies et que tous les contrôles ont été effectués suite à une enquête basée sur les comportements, les attitudes et pratiques sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement, le village se voit attribuer un drapeau, signe qu’il est désormais « assaini » et garantie que ses habitants seront moins sujets aux maladies des mains sales (choléra, typhoïde…)

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Photos: UnicefRDC/Majourel/2013

 

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Adrien Majourel

Adrien Majourel est Officier de communication à l’Unicef RDC et administrateur de Pona Bana. Spécialisé en relations internationales et journalisme, il est convaincu de l’importance de donner de la voix aux enfants car bien souvent ce qu’ils voient échappe à des yeux d’adultes. Son crédo ? « Les enfants sont des énigmes lumineuses » Daniel Pennac

Adrien Majourel is Communications Officer at UNICEF DRC and manager of Pona Bana. Specialized in International Relations and Journalism, he believes it is important to give children a voice as what they see often slips from adult’s grasp. l’importance de donner de la voix aux enfants car bien souvent ce qu’ils voient échappe à des yeux d’adultes. His leitmotiv ? « Children are luminous enigmas » Daniel Pennac

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