Un système d’épargne aide les femmes à devenir autonome

Chantal Kidiata a décidé de développer un système d'épargne et de crédit

Chantal Kidiata a décidé de développer un système d’épargne et de crédit

Chantal Kidiata est présidente de l’association « Ma famille » à Kenge, une ville située à environ 300 km à l’est de Kinshasa. Suite aux suggestions de l’ONG Caritas, partenaire de l’UNICEF dans le développement d’un projet de micro-crédit à Kinshasa et dans la province du Bandundu, elle a décidé de développer un système d’épargne et de crédit au sein de son association. Chacun des 25 membres, dont une majorité de femmes, doit cotiser 1000 francs congolais (1€) par semaine, et la somme ainsi réunie est prêtée à une ou plusieurs personnes, avec un intérêt mensuel de 10 %, afin qu’elles réalisent ou renforcent une activité commerciale.

Une épargne pour un projet commun

Auparavant, Caritas les a formées à la gestion simplifiée, et les a sensibilisées aux questions de genre, en incitant les maris et leurs femmes à gérer leur budget en commun. caritas_logoPlus tard, une fois que l’UNICEF sera rassuré sur le fait que les membres de « Ma famille » auront assimilés de bonnes notions d’épargne et de crédit, un prêt sera accordé à l’association pour réaliser un projet commun, dont les bénéfices seront versés à chacun des membres.

Chantal a déjà emprunté 300000 francs congolais (300€) pour renflouer le stock d’une papèterie qu’elle gère au centre-ville. Elle a aisément écoulé la marchandise et a pu rembourser son crédit, avec les intérêts de 10 %, en tout juste un mois.

Dans la plupart des cas, l’obtention d’un crédit a grandement amélioré les relations avec leurs maris.

Un exemple pour les autres femmes

Elle a aussi pu constituer un fond de roulement, et la papèterie lui rapporte désormais entre 400€ et 500€ par mois. Chantal est un exemple pour les autres femmes de l’association et elles viennent souvent la consulter pour obtenir des conseils. Certaines ont des problèmes avec leurs maris : “quand ils les voient avec une grosse somme d’argent, ils leur réclament pour le gérer eux-mêmes ou pour aller boire des bières”, plaisante à moitié Chantal. “Mais, dans la plupart des cas, l’obtention d’un crédit a grandement amélioré les relations avec leurs maris, car elles ne sont plus obligées de vivre à leurs crochets.”

Grâce à cette épargne, elles ont appris à gérer un budget

“Auparavant, les femmes devaient attendre l’argent de leurs maris, et quand elles avaient de l’argent, elles se dépêchaient de le dépenser en une journée. Maintenant, elles ont appris à gérer un budget et cela contribue à leur autonomie. Le fait que nous soyons tous solidaires du crédit, ainsi que les formations que nous avons suivies, ont radicalement changés la gestion de l’argent dans le foyer”, a indiqué Chantal.

Souvent, d’ailleurs, les maris participent avec leurs femmes à l’activité commerciale, et ils apportent leur propre contribution financière. Ils deviennent, de fait, également solidaires du crédit.

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Gwenn Dubourthoumieu

Gwenn Dubourthoumieu s’est intéressé à la photographie alors qu’il travaillait en Afrique pour des ONG humanitaires. Professionnel depuis avril 2010, son travail est régulièrement récompensé. Il travaille régulièrement pour UNICEF RDC en tant que consultant photographique.

Gwenn Dubourthoumieu became interested in photography while working in Africa for humanitarian NGOs. Professional since 2010, his work is regularly rewarded.  He's a photography consultant for UNICEF DRC.

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