Epidémie d’Ebola : Amani protège sa communauté grâce à l’eau chlorée

Photo: UNICEF DRC Herrmann

« C’est important que chacun se protège pour protéger la communauté », explique Amani Mulekya, une jeune habitante de Mangina, localité considérée comme étant l’épicentre de l’épidémie qui frappe actuellement l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). « J’ai appris que se laver les mains peut éviter d’attraper la maladie Ebola alors j’ai tout de suite voulu être en charge du point de lavage des mains », raconte Amani. Pour protéger sa communauté, Amani s’assure que le point de lavage des mains installé par l’UNICEF à quelques mètres de la boutique dans laquelle elle travaille dispose en permanence d’eau chlorée.

« Deux fois par jour, je remplis le seau d’eau et j’y ajoute le chlore », explique fièrement Amani. Lors de l’installation du point des lavage de mains, Amani a reçu toutes les informations nécessaires pour entretenir le point d’eau mais aussi pour sensibiliser les gens qu’elle rencontre aux gestes de prévention.

Lorsque Amani a reçu toutes ces informations, elle a tout de suite fait changer les habitudes chez elle à la maison, où elle habite avec ses parents et ses 4 frères et sœurs. « Maintenant, nous mangeons chacun dans une assiette séparée. Nous utilisons du désinfectant à la maison et nous allons régulièrement faire vérifier notre température » explique la jeune fille.

Depuis la déclaration de l’épidémie le 1er août 2018, 48 cas ont été signalés dans la zone de santé où habite Amani. « Je connais quelqu’un qui est au centre de traitement qui venait acheter des marchandises au magasin », explique Amani. Malgré les gestes de prévention, Amani avoue être très inquiète pour l’avenir et le futur. « Je ne sais pas si la rentrée scolaire aura lieu pour mes 3 frères et sœurs », confie Amani.

Le travail de l’UNICEF et de ses partenaires

Amani s’occupe d’un des 29 points d’eau chlorée installés par l’UNICEF dans la zone de santé de Mabalako qui permettent à 43.680 personnes d’avoir accès à de l’eau propre pour se laver les mains. L’UNICEF informe également les populations affectées sur la vaccination et sur les gestes de prévention.

Lire aussi : 

The following two tabs change content below.

Anne Herrmann

Anne Herrmann est Volontaire des Nations Unies, chargée de communication au bureau de l’UNICEF à Goma.

Histoires connexes

Pas d'histoires connectées trouvés.

Laisser un commentaire