Bonjour, je m’appelle Christian Kamwanga. J’ai 17 ans, je suis Enfant Reporter dans la ville de Bukavu et élève au Collège Alfajiri.
Le lundi 1er septembre, comme partout en République démocratique du Congo, Bukavu a vécu la rentrée scolaire 2025–2026. Les élèves ont repris le chemin de l’école dans une ambiance mêlant la joie des retrouvailles et l’inquiétude face aux réalités sociales et économiques.
Une ville en mouvement le jour de la rentrée
Dès les premières heures de la matinée, les rues de Bukavu se sont animées. Des enfants en uniforme, parfois flambant neufs, parfois usés par les années, marchaient vers leurs établissements.
Dans les écoles de Kadutu, Bagira et Ibanda, les enseignants ont accueilli les élèves avec rigueur et bienveillance, espérant une année stable et productive.
Une rentrée scolaire sous contraintes économiques
Cette rentrée s’inscrit dans un contexte difficile. De nombreux parents peinent à réunir les fonds nécessaires pour inscrire leurs enfants ou acheter les fournitures scolaires.
Dans les marchés de Nyawera et de Beach Muhanzi, les commerçants ont constaté une faible affluence, signe des tensions économiques qui pèsent sur les familles.
Pour beaucoup, la rentrée est une véritable épreuve, marquée par d’importants sacrifices financiers.
Les enseignants entre engagement et incertitudes
Le corps enseignant, pilier du système éducatif, n’est pas épargné. Certains redoutent que les retards de paiement observés dans d’autres territoires affectent aussi Bukavu.
Les syndicats rappellent que, sans conditions de travail dignes, la promesse de gratuité de l’enseignement reste fragile.
Entre optimisme et résilience
Malgré ces obstacles, l’atmosphère générale reste empreinte d’optimisme. Les élèves, heureux de retrouver leurs camarades et leurs professeurs, ont rempli les salles de classe avec l’énergie propre aux commencements.
Les autorités provinciales, présentes dans plusieurs établissements, ont réaffirmé leur engagement à soutenir l’éducation comme levier de développement.
Une rentrée symbole d’espérance à Bukavu
La rentrée scolaire 2025–2026 à Bukavu illustre les paradoxes d’une société en crise mais résolue : d’un côté, la pauvreté et les incertitudes menacent l’accès à l’éducation, de l’autre, les familles, les enseignants et les élèves restent déterminés à défendre ce droit fondamental.
Dans une ville confrontée à de nombreux défis, cette rentrée reste avant tout un symbole de résilience et d’espérance.
Christian Kamwanga, 16 ans, est enfant reporter dans la ville de Bukavu, province du Sud-Kivu.

Merci à Christian Kamwanga pour ce beau témoignage, à la fois lucide et plein d’espérance.
La rentrée scolaire à Bukavu, malgré les nombreuses difficultés économiques et sociales, reste une preuve vivante de la résilience de nos familles, de l’engagement des enseignants et de la détermination des élèves.
Ce récit nous rappelle que l’éducation ne doit pas être un luxe, mais un droit garanti pour chaque enfant, quel que soit son milieu.
Continuons à porter cette voix et à agir pour une école inclusive, équitable et stable.