Le lundi 22 décembre, je me prépare pour commencer une formation. En fait, nous sommes en vacances et la formation va prendre plusieurs jours. Ça tombe bien. Mon encadreuse, ne m’a pas donné les détails de la formation. Je m’appelle Daniella Metila, enfant reporter de Kinshasa. J’ai 17 ans et je raconte comment se passe ma formation.
Une fois au lieu de la formation, pas loin des bureaux de l’UNICEF à Kinshasa, j’en sais un peu plus. On va parler du codage. Vodacom et UNICEF s’unissent pour offrir aux enfants, aux filles en particulier, cette formation sur les métiers de STEM (Sciences, technology, Engineering and Mathematics). En fait, ce domaine est encore considéré aujourd’hui comme étant réservé aux hommes. Pour donner plus de chance aux filles, Vodacom a mis en place le programme « Code like a girl ». Grâce à ce programme, les filles de moins de 18 ans peuvent s’initier aux métiers de Stem, notamment la programmation et le codage. Je suis parmi les filles qui suivent la formation. Près de 200 filles sont attendues et elles viennent de plusieurs communes de la ville de Kinshasa.
Une occasion de mieux apprendre
Lorsque je découvre que c’est une initiation à la programmation et au codage, je suis aux anges. Tout de suite, je me plonge dans le bain. En fait, j’ai suivi des cours de robotique l’année passée. Nos enseignants nous ont rapidement parlé du langage Html et Css qui sont des langages du Web. Mais c’était tellement rapide que je n’ai rien compris. Du coup, pour moi, Vodacom me donne une autre chance de mieux comprendre ces langages. Imaginez ma motivation !

Formation des filles Vodacom UNICEF (@ponabana)
Quand le formateur commence à expliquer les bases, je suis surprise de voir que non seulement, je suis attentivement, mais je comprends facilement. Je suis heureuse d’avancer au même rythme que le formateur. Cela n’a duré qu’un instant.
Au bout de quelques heures, j’ai du mal à rester concentrée. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai faim ou à cause de la climatisation. Je suis frileuse. Tout ce que je sais, c’est que je lutte pour rester concentrée. Du coup, je me perds plus souvent. Heureusement, le formateur n’hésite pas à reprendre les explications pour que tout le monde comprenne.
Il allait jusqu’à s’arrêter et reprendre depuis le début lorsqu’il sentait que les filles sont bloquées. En plus, des encadreurs passent à chaque table pour s’assurer que nous comprenons et faisons bien l’exercice. Cette attention me marque particulièrement.
À la fin de chaque étape, les formateurs posent des questions. Ils sont deux et ils veulent se rassurer que nous comprenons. Ils nous demandent de dire ce que nous avons retenu de la formation. Pour eux, c’est un moyen pour savoir si nous sommes toutes au même niveau de compréhension. Lorsqu’ils se rendent compte que certaines filles sont en retard, ils reprennent dès le début.
Rappel des bases
On nous rappelle les notions de bases en informatique : la manipulation d’un ordinateur.
On nous parle des parties d’un ordinateur, comment ça marche, etc. Au début, je suis un peu distraite. Parce que ce sont des notions déjà apprises à l’école. Cela m’ennuie de les revoir. Mais au fur à mesure que, je me rends compte qu’il y a des notions que j’avais oubliées. Je me concentre donc pour suivre et profiter de l’occasion pour me rafraîchir la mémoire.
Un autre moment de la formation que j’ai vraiment aimé, c’est l’arrivée de la nourriture. En fait, j’aime manger. Et je n’avais pas mangé le matin avant de sortir. Donc, pour moi, la pause était la bienvenue pour manger.
Merci à l’UNICEF et à Vodacom.
Encadreuse : Abigaël Mwabe
