À l’occasion de la journée mondiale de l’enfance célébrée le 20 novembre de chaque année, moi et mes collègues enfants reporters avons visité le bureau provincial de l’entreprise Airtel à Bukavu, dans le Sud-Kivu.
Avant cette visite, je ne savais pas que la technologie pouvait avoir des effets négatifs sur un enfant. Alors, j’ai appris que la technologie peut influencer la vie des enfants, dans le bon sens ou le mauvais. Je suis Emmackaël Yeshi, enfant reporter de la ville de Bukavu. J’étudie au collège Alfajiri et j’ai 15 ans.
Le thème international pour la célébration de la Journée Mondiale de l’Enfance de cette année est « ma journée, mes droits ». La RDC a choisi pour thème national « Promouvoir l’inclusion des enfants et des jeunes dans la gestion des affaires publiques ».
L’inclusion des enfants passe aussi par leur accès aux nouvelles technologies. Alors, je pensais que les technologies, internet et les réseaux sociaux pouvaient avoir des effets négatifs sur les enfants. Du coup, je ne savais pas où me positionner en ce qui concerne les nouvelles technologies.
Dans mon entourage, certaines personnes disent que la technologie est une opportunité pour les enfants. Cela change leur quotidien et leur offre des facilités sur les questions de santé, éducation, loisir, etc. Alors, j’ai posé la question aux experts de la technologie chez Airtel.
Comment la technologie peut –elle nous être utile ?
Lorsque nous avons rencontré monsieur Éric, du service logistique, l’un de mes collègues enfants reporters a posé cette même question que j’avais.
Selon lui, la technologie est un outil important pour le développement de l’enfant. Mais il est essentiel que les parents surveillent l’usage que les jeunes en font. Monsieur Eric a expliqué que d’autres enfants peuvent l’utiliser à de mauvaises fins si l’accès n’est pas contrôlé.
Par exemple, de nos jours, grâce à Internet, nous avons accès à plusieurs sites, applications, etc. Si les enfants ne sont pas suivis, ils peuvent accéder à des sites ou publicités inappropriés par rapport à leur âge. Aussi, il y a des enfants qui passent plus de temps sur les téléphones sur les réseaux sociaux.
Face à cela, certains parents pensent, qu’en utilisant Internet pour des activités diverses des enfants deviennent dépendant et conditionnés par la nouvelle technologie. Bien utilisé, Internet donne plus de facilité pour se former, accéder à certaines informations et dans la communication.
Grâce à Internet, des enfants peuvent effectuer des recherches pour leurs devoirs et ils peuvent suivre des vidéos qui expliquent mieux ce qu’ils ont du mal à faire. Il y a aussi l’intelligence artificielle qui facilite le travail des élèves.
En fait, je pense que les nouvelles technologies ne sont pas mauvaises. Le tout dépend de la manière dont on utilise Internet. Les parents ne doivent pas laisser les enfants sans encadrement. Ils doivent limiter les heures de recherches.
Les parents ont un rôle à jouer
Mes parents eux à leur tour, me surveillent souvent, me contrôlent, visitent régulièrement mes comptes, etc. Mes parents m’ont mis des limites et ils délimitent mon temps devant le téléphone.
Il y a des parents qui refusent à leurs enfants l’accès à Internet. Et pourtant, l’article 17 de la Convention internationale des droits des enfants que nous célébrons stipule que « chaque enfant a le droit de savoir ce qui est important pour son bien-être. La radio, les journaux, les livres, les ordinateurs par exemple, doivent lui transmettre cette information. Les adultes doivent s’assurer que cette information est positive et l’aider à trouver et à comprendre l’information dont il a besoin ».
J’aimerais que les parents puissent accompagner leurs enfants et les initier aux nouvelles technologies.
J’invite chaque parent à mettre son enfant dans un monde informatique et technologique et à l’État congolais de s’assurer à ce que chaque enfant jouisse de ce droit l’information et à la formation avec les nouveaux outils.
Encadreur : Jérémie Karagi
Yeshi Emmackaël, 14 ans, est Enfant Reporter de la ville de Bukavu au Sud-Kivu.
