« Je veux que tu sois parmi les enfants qui feront la vidéo pour le 16 juin », me dit mon encadreuse. En fait, je n’ai jamais joué dans une vidéo. Et entendre que je vais être dans une vidéo en rapport avec la célébration de la journée de l’enfant africain me fait un réel effet. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Je m’appelle Dahlia Givunza. J’ai 14 ans et je suis enfant reporter de Kinshasa.
Après le message de mon encadreuse, les choses se passent rapidement. On me communique le jour des répétitions avec d’autres enfants. Pendant les répétitions, je suis contente et j’aime mon texte. Je me mets dans la peau de l’actrice que j’incarne. Je suis ministre du budget dans la saynète diffusée le jour de la célébration. C’est génial.
Journée de l’enfant africain
Pendant les répétitions, je rencontre Denise, Elsevitch et Donel, d’autres enfants reporters. Le courant passe tout de suite. Chacun arrive à dire facilement son texte. L’ambiance de travail est bonne.

Participer dans les activités des enfants (@ponabana)
Le jour du tournage, je suis un peu stressée face à la caméra. J’oublie même certaines parties de mon texte. Heureusement, mon encadreuse est présente pour me rassurer et me rappeler mon texte. J’ai aimé aussi le fait qu’on pouvait rajouter nos idées au texte de départ pour qu’ils nous correspondent vraiment. Cela m’a encore facilité l’enregistrement de la vidéo. On s’est trompé plusieurs fois.
Je me vois dans la vidéo
Le 16 juin, je me prépare pour la célébration de la journée de l’enfant africain. Je suis impatiente et un peu stressée. Je sais qu’on va projeter la vidéo dans laquelle je joue. Je suis impatiente de me voir dans la vidéo.
La cérémonie commence. Les discours des officiels sont prononcés. Après les autorités, les enfants. Roberto, Consolation, Manassé et Faveur disent le mot de plaidoyer. « Après, il y a la vidéo des enfants à l’occasion de la journée de l’enfant africain », annonce Denise, enfant reporter. Elle est modératrice de la journée avec monsieur Alain de l’UNICEF. Mon cœur bat vite. La vidéo commence. Elle dure à peine quelques minutes. Je vous recommande de la regarder sur la page Facebook de Ponabana. Je me trouve vraiment belle dans ma robe. Et je vous dis que c’est ma première fois de jouer dans une vidéo. Elle est sur internet aujourd’hui.
Les gens applaudissent à la fin de la vidéo. Mes amis et mes encadreurs me félicitent. Et moi, je me sens fière. Je garde jalousement ce moment dans ma tête. En fait, j’ai bien aimé l’expérience. Je peux la refaire. Plus que tout, je souhaite que d’autres enfants puissent vivre ce genre d’expérience. Parce que tant qu’on ne l’a pas encore vécu, on ne comprend pas.
Merci à l’UNICEF pour l’opportunité et merci à mes encadreurs pour leur accompagnement.
Encadreuse : Abigael Mwabe
