Je suis Chanceline Mukolosha, jeune reporter de la ville-province de Kinshasa. À 19 ans, je poursuis actuellement mes études en gestion hôtelière à l’Institut Supérieur de Gestion. Aujourd’hui, je viens vous parler de mon plus grand rêve : devenir gérante de mon propre restaurant.

Une passionnée depuis l’enfance

Cette passion m’anime depuis que je suis toute petite et je reste convaincue que je peux la réaliser. J’ai d’ailleurs fait mes études secondaires en hôtellerie et restauration au lycée. Je me souviens qu’à cette époque, je faisais déjà des recherches sur la gestion du personnel, l’élaboration des menus et l’acquisition du matériel de cuisine professionnel, parce que je me préparais à diriger un jour mon propre restaurant.

Le défi financier pour les jeunes entrepreneurs

Poursuivre un tel rêve ici, à Kinshasa, semble être un parcours difficile. Savez-vous pourquoi ?

Parce que, d’une part, le défi financier est immense. Trouver des fonds pour réaliser un projet aussi important n’est pas facile. D’après mes recherches, les banques du Congo n’accordent pas facilement de crédit aux jeunes de mon âge qui n’ont ni garantie ni revenu stable.

Je me pose souvent cette question : « Aurai-je un jour les fonds nécessaires pour un tel investissement ? »

Mes parents non plus ne peuvent pas financer mon projet, car leur salaire ne leur permet pas de constituer le capital de départ pour un projet de cette envergure.

Les obstacles sociaux pour les jeunes femmes

D’autre part, il y a le défi social. Être une jeune femme en République Démocratique du Congo, et plus particulièrement à Kinshasa, ajoute une difficulté supplémentaire. Dans notre société, on attend souvent d’une femme qu’elle suive un chemin déjà tracé. On s’attend aussi à ce qu’elle occupe des postes de subordination plutôt que d’être à la tête d’une entreprise. S’imposer comme patronne dans un secteur aussi exigeant que la restauration demande beaucoup de courage et de détermination. Il faut parfois prouver deux fois plus ses compétences pour être prise au sérieux face aux préjugés.

Un plan clair pour atteindre son rêve

Malgré ces obstacles, j’ai choisi de ne pas baisser les bras. Mon plan est clair : terminer mes études avec brio, entrer dans le monde professionnel pour acquérir de l’expérience et épargner de l’argent afin de constituer un capital. Petit à petit, je pourrai construire mon projet et bâtir mon propre restaurant.

Encourager les jeunes à croire en leurs rêves

À travers cet article, je voudrais encourager mes camarades enfants et jeunes à continuer de croire en leurs rêves et à se former pour acquérir les compétences nécessaires. Peu importe les obstacles qui se dressent sur notre route, n’oublions jamais que nous avons un potentiel immense. Si nous travaillons avec détermination malgré les réalités économiques et sociales de notre pays, nous pouvons réaliser nos rêves.