Pendant la formation sur le Codage Web avec Vodacom et l’appui de l’UNICEF, j’ai vécu des belles choses. Je m’appelle Daniella Metila, enfant reporter de Kinshasa, et j’ai 17 ans.
Le troisième jour de la formation en codage pour le programme Code Like A Girl de Vodacom, j’arrive avec une belle énergie. En fait, nous avons entamé une partie plus technique. Il faut être attentive et ne pas commettre d’erreurs. Je suis préparée mentalement.
Le formateur commence revient sur tout ce qu’on a vu la veille. Ensuite, place à l’exercice du jour. Nous devons passer à la pratique en binôme. Chaque duo doit créer un dossier qui porte nos prénoms et suivre les instructions du formateur.
Aider les autres
Par chance, je retrouve l’ordinateur que j’ai utilisé la veille. J’ai bien compris les bases de la veille. Du coup, j’avance rapidement. Je suis un peu en avance. En fait, comme le formateur revient sur les explications pour les filles qui sont venues en retard, moi, je suis un peu plus à l’aise. En réalité, je suis très fière de moi.
Lorsque je termine mon exercice, je passe aider d’autres filles qui sont en retard. J’accompagne le formateur et les encadreurs pour les aider. Je me dis que si je peux partager tout ce que j’ai appris. J’avoue que le formateur a abattu un travail remarquable. Mais il n’y a pas que ça. En fait, aider les autres réveille autre chose en moi. Je me sens compétente dans un métier qui est jugé comme réservé aux hommes. Et je le suis tellement, que je peux transmettre mes petites connaissances. C’est une fierté qui ne s’explique pas. En aidant les autres, je réalise que j’ai le temps de revoir mes notions en faisant la pratique.
Un métier fait pour les filles
Après cette formation, je pense à faire des études de génie informatique. En fait, j’ai longtemps hésité à les faire. J’ai toujours cru que c’était une discipline qui n’est pas faite pour les filles. On nous le répète tellement.
Malheureusement, on a l’habitude de dire aux filles qu’elles ne peuvent pas aller dans ces secteurs parce qu’ils sont trop techniques et masculins. Du coup, même lorsqu’on aime la technologie, les robots, les applications, etc., on n’ose pas vraiment y aller. On pense que ce n’est pas notre place ou qu’on n’a pas les capacités.
Cette formation m’a ouvert les yeux. J’ai compris que le codage, la technologie, la science, etc., n’est pas une question de genre. Il ne faut pas se mettre des barrières. Les filles y ont aussi leur place autant que les garçons.
Après cette formation, je veux être cette fille qui ose, qui brise les stéréotypes, qui montre qu’il est possible d’aller loin dans un domaine dominé par les hommes. En faisant le génie informatique, je peux être ingénieure en informatique et bien le faire. C’est possible.
Encadreuse : Abigaël Mwabe
