Les premières explosions retentissent à Goma. Un frisson glacé parcourt mon corps. Immédiatement, je réalise que ma ville va encore basculer. Je tremble de tout mon corps. J’entends des cris et des pleurs dans les environs.
Par la fenêtre de ma chambre, je vois des familles entières, père, mère et enfants, fuir. C’est la panique. La tension est palpable.
En quelques heures, ll y a du monde dans les rues de ma ville. Des maisons détruites, des corps, sans vie, gisent au sol. Des morceaux de chair humaine sont éparpillés partout. L’horreur est telle que je détourne le regard. J’ai des nausées. Je ne supporte pas cette vision. C’est comme une apocalypse.
Être utile à la communauté malgré le chaos
Dans ce chaos, le premier réflexe, c’est de fuir. J’y pense aussi. Mais je me ressaisis. Je dois être utile. Goma a besoin de moi. Les gens vont fuir. Mais il y a certaines personnes qui vont rester. Et elles auront des besoins primaires à satisfaire.
Des installations de distribution d’eau dans les camps des déplacés sont détruites. La vie à Goma est difficile et le service minimum manque.
Alors, depuis plusieurs mois, je travaille comme volontaire des Nations Unies à l’UNICEF Goma. Je suis Jeune Championne. Avec les partenaires de l’UNICEF, nous avons réussi à installer 29 points d’eau potable au bord du lac Kivu. Le système de distribution d’eau est détruit suite aux combats dans la ville. Les familles n’ont plus d’autre choix que de puiser une eau non-potable dans le lac pour boire et cuisiner. Cette eau est insalubre.
Chaque jour, nous fournissons 762 000 litres d’eau potable à des milliers de personnes. Quand je vois les enfants remplir leurs bidons et rentrer chez eux avec un sourire aux lèvres, je me sens soulagée. Je me dis que j’ai accompli quelque chose de concret. J’ai aidé à sauver des vies.
« Vous faites un bon travail »
Un jour, je faisais une évaluation à Kanyaruchinya, un camp de déplacés dans la périphérie de Goma. Un petit garçon s’est approché de moi. Il m’a regardé avec de grands yeux pleins d’innocence et m’a dit en swahili : « Vous faites un bon travail. Malgré la guerre, nous avons encore de l’eau. Que Dieu vous bénisse ». J’ai pleuré. En fait, quand j’ai décidé de rester, je ne savais pas à quel point ce serait important pour les habitants de cette ville. L’entendre de la bouche d’un enfant m’a fait chaud au cœur. Dans un tel chaos, cette résilience, cette gratitude, m’ont bouleversée. Je ne l’oublierai jamais. Et je tiens bon.
Les habitants de Goma refusent d’abandonner. Ils gardent espoir. Alors, moi aussi, je dois tenir bon.
Mais tenir bon signifie survivre dans des conditions extrêmes. Pendant des jours, je manque de nourriture et je vais travailler le ventre vide. La peur d’un bombardement est constante. Chaque fois que je sors, je me demande si je rentrerai encore vivante chez moi. Un jour, un homme s’effondre devant moi, épuisé par la faim. Je ne sais pas trop quoi faire pour l’aider à rester en vie.
L’engagement qui m’a transformé
Je n’imaginais pas vivre de telles choses quand je me suis engagée comme Jeune Championne avec l’UNICEF. Cette expérience m’a transformée. Cela m’a permis d’améliorer la version de la personne que je suis aujourd’hui.
Être Jeune Championne de l’UNICEF a pris tout son sens à Goma. Je ne suis pas restée par simple devoir. Je suis restée parce que j’ai compris que ma place est ici, aux côtés de ceux qui ont le plus besoin de moi.
Les valeurs du volontariat, c’est cela aussi : « braver la peur pour répondre aux besoins des populations ». C’est ce que je fais à Goma.
Je vais continuer à le faire, malgré l’horreur et le chaos.
Esther
Jeune Championne de l’UNICEF
Félicitations vraiment à cette jeune fille, elle vient de prouver au monde de quoi est-ce que une jeune fille peut faire dans une telle situation, alors que d’autres filles sont entrain de produire de vidéos sans sens sur tiktok , elle, elle a compris qu’il y a de vie qu’il faut sauver.
COUSIN KASUMBO U report GOMA
Je porte ma voix très haut pour dénonce la violence sexuelle et basée sur le genre sur les femmes et filles à goma alors en tant que un leader engagé dans la communauté pour un bon changement positif . tuko pamoja
C’est un honneur pour nous de te voir prospérer chère Esther NEZA.
Vas de l’avant et Dieu te précède.
Très captivant et encourageant cette partie de la vie d’Esther. Travailler dans le monde humanitaire ne pas facile mais nous devons le faire par amour. Si tout le monde fuit, qui aidera alors ceux qui ne sont pas en mesure de le faire ?
Esther, tenais bon et nous t’encourageons dans ce que tu accomplis. Que le très haut vous assiste et vous accompagne.
Je me décide de toujours continuer à soutenir et aider les gens de ma communauté.
Je m’engage dans la lutte contre l’exploitation sexuelle et les violences Basées sur les genres dans ma communauté ainsi qu’être acteur du changement positif et durable dans la société
Je suis un jeune U-Reporter ma raison d’être un jeune U-Reporter est pour amené un changement positif face au danger dans la communauté est j’invite tout les monde les jeunes filles et garçons à intégré la communauté U-Report