crossorigin="anonymous" integrity="sha256-00ZHVtB05zhS034zxRE/UJFzFiDsBCmRenTx1qgNAtU="
Brigitte Musune est enfant reporter de Kipushi, dans la province du Haut-Katanga.

Le 1er mai, c’est la fête du travail. Et les parents et en tout cas, la plupart des travailleurs sont à la maison. Certains vont dans des manifestations et autres célébrations pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de travail ou pour attirer les regards sur leurs activités, etc.

Je m’appelle Brigitte Musune, enfant reporter de Kipushi, dans la province du Haut-Katanga. Ce mercredi 1 er mai, j’ai rencontré un père dans le garage. Il y travaille.

 

Un père célèbre la journée du travail dans un garage à Kipushi

La journée du 1 er mai est chômée et payée en RDC. À Kipushi, pour papa Alain Mwipa, l’heure n’est pas au repos. Il faut encore travailler. Son travail, c’est au garage comme mécanicien.

« La fête se passe mieux pour les travailleurs salariés. Moi, je passe la fête dans le garage pour gagner de l’argent. On ne le fait pas parce qu’on aime, mais c’est faute de moyens. Mon patron m’a déjà donné le délai pour finir avec une boite de vitesse endommagée. Je n’ai pas fini et je dois travailler dessus. Bonne fête et bon repos aux autres »,raconte ce père de famille.

 

 

Ce papa m’a dit que, souvent les jours pareils, les travailleurs prennent un repos avec la famille. Certains parents viennent alors pour les réparations de leurs voitures. C’est un jour qui peut être rentable. Il regrette tout de même de ne pas passer assez de temps avec ses enfants. « Souvent, je rentre à la maison vers 22 heures alors que cela devrait être pour moi l’occasion de passer la journée avec ma famille. J’aimerais passer du temps avec ma famille. Mais comme j’ai du travail, je suis au garage. En plus de cela, je dois payer les différents frais de mes enfants. Mon fils aîné fait la géologie à l’Université de Lubumbashi. Il a besoin des frais connexes. Je dois travailler pour répondre à mes devoirs envers mes enfants », raconte papa Alain Mwipa, père de six enfants.

Pour lui, la fête du travail c’est aussi penser à ses responsabilités pour subvenir aux besoins de sa famille.

Bonne fête à ceux qui n’ont pas travaillé et à ceux qui ont travaillé en ce jour férié.

 

Encadreur : Christian Maland