Coronavirus et enfants de la rue : mesures barrières impossibles ?

Aujourd’hui, plusieurs activités dans le monde ont été arrêtées à cause du coronavirus. Le coronavirus, autrement appelé COVID-19, est une maladie qui se propage très vite et cause la mort rapide de certaines personnes contaminées. Pour éviter sa propagation, des nombreuses mesures ont été prises. Parmi ces mesures, figure la pratique des gestes barrières tels que la distanciation entre les personnes (au moins 1 mètre), l’abandon des salutations à la main et des embrassades ainsi que le lavage régulier des mains au savon ou avec une solution hydroalcoolique.

Les enfants de Lubumbashi encore épargnés, mais pour combien de temps ?

En République Démocratique du Congo, dans la province du Haut Katanga, plus précisément dans la ville de Lubumbashi, un seul cas de coronavirus a été confirmé à ce jour. Il s’agit d’un adulte.

Si les enfants scolarisés de la ville de Lubumbashi ont bénéficié de la mesure de suspension des cours pour être protégés contre le coronavirus, il est regrettable de constater que la vie des enfants en situation difficile, notamment ceux vivant dans la rue est en grand danger.

En effet, le coronavirus s’est ajouté à la liste des maladies auxquelles les enfants de la rue sont exposés. Ceux-ci ne sont pas capables de se protéger contre cette maladie. Une fois de plus, un vent de malheurs souffle sur ces enfants. Si l’un d’eux est contaminé, nous assisterons à une contamination accélérée du COVID-19 dans la ville de Lubumbashi, car ces enfants se déplacent à tout moment à la recherche de nourriture. Ils vivent de mendicité et sont obligés de se rapprocher des passants, ils se lavent très peu et encore moins les mains, ils dorment à la belle étoile, les uns sur les autres, sans se poser des questions, qui était où et avec qui ?

Mon plaidoyer pour l’équité dans l’application du droit à la protection des enfants

Les enfants en situation difficile ont droit à une protection spéciale de l’Etat comme le disent l’article 20 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant et l’article 62 de la Loi portant Protection de l’Enfant.

L’Etat a l’obligation d’assurer une protection spéciale à l’enfant privé de son milieu familial et de veiller à ce qu’il puisse bénéficier d’une protection familiale de remplacement ou d’un placement dans un établissement approprié.

Si les enfants sont bien protégés alors nous pouvons éviter le pire durant cette pandémie de COVID-19. Il est important de prendre des mesures pour ces enfants qui ne sont pas dans des orphelinats ou maisons d’accueils. Ne dit-on pas à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles ?

La vie, on ne l’achète pas, elle est très précieuse pour la perdre. Ensemble unissons nos forces pour stopper le coronavirus et protéger les enfants !

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Jemima

Jemima, 16 ans, est une Enfant Reporter de la ville de Lubumbashi en province du Haut-Katanga. Etudiante en sixième année commercial et gestion, son rêve et de devenir expert-comptable et après faire le droit pour devenir avocate. Inquiète pas l'épidémie de coronavirus, elle lance un appel pour que tous les enfants - y compris les plus vulnérables - soient protégés et en sécurité.

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2 comments

  • Courage à toi JEMIMA ! Le travail est l’amour rendu visible ainsi dit le poète libanais kahlil Gibran ! Merci pour cette amour envers l’avenir de mon pays ! Big cup à toi ! Persévère car ce sont eux l’avenir du Congo de Demain

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  • félicitations Jemima …espérons bien qu’une suite favorable sera obtenue en faveur de ces enfants qui ont tous droit à une protection contre ce fléau qui endommage le monde

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