Je m’appelle Marthe Tshilumba. Je suis enfant reporter de Kisangani et j’ai 16 ans. J’habite dans la commune de Lubunga. Depuis plusieurs années, nous n’avons pas d’électricité dans cette ville. Plusieurs communes vivent dans l’obscurité. Notre commune en particulier qui se trouve de l’autre côté de la rive du fleuve… 

 

Avec le manque d’électricité, le taux de criminalité a augmenté dans la ville. Et pour lutter contre cette insécurité, les autorités ont décidé d’installer de l’éclairage public avec des panneaux solaires. Nous sommes très contents de l’arrivée de ces lampes. C’est un peu normal. Cela fait des années que nous sommes dans le noir.

 

L’arrivée des lampes publiques

 

Avant l’installation de l’éclairage public, l’obscurité régnait dans la ville. Les soirs, des voleurs et des brigands restaient souvent sur des parkings pour attaquer des gens qui rentraient chez eux avec leurs affaires. Certains brigands suivaient ces personnes jusque chez eux et ils revenaient la nuit pour voler.

Mon amie Vanessa et sa famille ont été victimes des ces bandits. Le jour où le père de Vanessa a acheté une nouvelle télévision, les voleurs sont venus la nuit et sont partis avec la télé.

À cause de l’insécurité, le phénomène connu sous le nom de « Evapo » s’est aussi développé dans la ville de Kisangani. En fait, entre 19h et 20h, certains voleurs suivaient des gens qui achetaient du crédit dans leurs téléphones pour leur voler le téléphone. 

Les avantages de l’éclairage public dans ma commune

 

Depuis l’arrivée des lampes publiques, les bandits ont du mal à opérer dans notre commune comme ils le faisaient avant. La lumière, particulièrement sur le parking des véhicules, a fait que certains voleurs et bandits sont partis comme il n’y a plus assez d’obscurité. Le phénomène Evapo a aussi baissé en même temps. 

Les mamans qui vendent le soir leurs articles se sentent aussi en sécurité avec l’éclairage. Elles peuvent rentrer en toute sécurité chez elles le soir. 

Je dis merci au gouverneur de la province et au directeur général de la Société nationale d’électricité (Snel) pour cette initiative.