Abigaël, 16 ans, est une Enfant Reporter de la Ville de Kinshasa.

Le jeudi 22 février, Anaelle, 12 ans, a assisté au renouvellement du contrat d’Ambassadeur de Fally Ipupa au bureau de l’UNICEF. Elle a été désignée pour échanger avec lui.

 

Quand elle arrive, elle a l’air très calme. Pourtant, elle sait qu’elle va voir l’un des artistes qu’elle apprécie et même lui poser des questions. Elle porte une robe blanche et se poudre le visage pour avoir une bonne mine devant la caméra.

« Maman est rentrée et m’a demandé de lui proposer 3 questions que je voudrais poser à Fally si je le voyais. J’en ai posé trois. Et ce matin, j’ai appris que je ne pourrais en poser qu’une. Donc j’ai mélangé deux de mes questions pour la poser en une seule », me dit Anaelle.

 

Quand l’artiste arrive, elle a un peu le trac. Elle en avait déjà. Mais là, le trac ressort un peu plus. Elle va quand même rencontrer un grand artiste. Du haut de ses 12 ans, l’enfant prend le micro et s’adresse à Fally Ipupa.

«  Ma question est : qui est-ce que vouliez être quand vous étiez jeune et comment avez-vous percé ? », demande-t-elle après les encouragements de son interlocuteur.

En fait, malgré le fait que ses parents préféraient qu’ils finissent médecin, Fally a toujours voulu être artiste/musicien.

 

Pour Fally, « le meilleur moyen de percer, c’est le travail. J’ai une longue histoire que je ne pourrais pas vous raconter ici. Mais pour réaliser mon rêve, je me suis battu. J’ai dû bosser encore et encore jusqu’à réussir et réaliser mes rêves. Il pense qu’il n’y a pas meilleur secret que le travail ». Fally, qui fait rêver la jeunesse, parle du travail comme valeur et élément clé dans la réussite de sa carrière.

 

Droit de l’enfant à la participation

 

Anaelle retient que le secret du succès de l’auteur de la chanson “Bloqué” sur laquelle a dansé lors d’une autre activité de l’UNICEF, est un travail acharné jusqu’à l’atteinte de ses objectifs.

Elle pourra raconter à ses proches qu’elle a non seulement vu le célèbre Fally Ipupa, mais qu’en plus, elle a échangé avec lui.

 

Vive le droit à la participation de l’enfant ? Oui. C’est ce droit qu’a exercé cette jeune fille de 12 ans. Celui de s’exprimer et celui de participer et poser librement ses questions à un artiste célèbre.

C’est certainement une image qu’elle gardera longtemps en mémoire. Parce que pour elle, c’est un peu comme un rêve qui se réalise. Le rêve des millions d’enfants, et même de plusieurs adultes.