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Dominique Walemba, 15 ans, est Enfant Reporter de la ville de Lubumbashi au Haut-Katanga.

Je m’appelle Dominique Walemba. J’ai 16 ans et je suis enfant reporter de la ville de Lubumbashi, province du Haut-Katanga.

 

En fait, le 30 avril dernier, la RDC a célébré la journée de l’enseignement. Et à cette occasion, j’ai visité l’école Malaïka. Dans cette école installée à Lubumbashi, les filles en situation de vulnérabilité étudient gratuitement et dans des bonnes conditions.

 

L’initiative Malaïka m’a marqué 

 

« Éduquer une femme, c’est éduquer une nation », dit-on. En fait, Malaïka est une école équipée et bien meublée. En effet, elle est construite pour encadrer gratuitement les filles vulnérables. Cette école se trouve au quartier Kalebuka dans la commune en annexe de Lubumbashi. Les élèves y sont décomplexées et sont dans des conditions qui leur permettent de développer leur propre potentiel. L’éducation gratuite pour elles est aussi de bonne qualité. Les filles qui étudient chez Malaïka ont plusieurs activités parascolaires et des divertissements.

 

C’est quoi l’initiative Malaïka ?

 

Créée en 2007, Malaïka veut dire « ange » en swahili. En effet, c’est aussi le nom de l’organisation à but non lucratif qui gère l’école. Noëlla Coursaris Musunka est l’initiatrice de ce projet.

En fait, Noëlla Coursaris Musunka, mannequin international d’origine congolaise, veut promouvoir l’autonomisation de la fille à travers l’éducation. Selon elle, la femme ne peut pas devenir autonome si elle n’est pas instruite. Elle s’est inspirée de la situation de sa propre maman. Sa maman n’avait pas étudié. À la mort de son père, Noëlla Coursaris Musunka n’a que 5 ans. Sa mère n’a pas les ressources pour s’en occuper. La famille de son père la récupère et elle est coupée de l’affection de sa maman.

 

En fait, par après, Noëlla comprend que si sa mère n’a pas pu avoir des ressources pour s’occuper d’elle à la mort de son père, c’est parce qu’elle ne pouvait pas devenir autonome faute d’un niveau intellectuel suffisant. Et pour cela, il faut encourager les filles à bien étudier pour développer leurs capacités intellectuelles et être capable de se projeter sur le marché de l’emploi afin de devenir autonome.

 

Le mannequin international développe, depuis, le souci d’encadrer et d’instruire les filles. En 2007, elle crée l’ONG Malaïka. Dans cette structure, l’accent est mis sur cinq piliers : école, centre communautaire, formation professionnelle, programme agricole et des services d’eau potable et assainissement. Les différents aspects de formation et du développement de la jeune fille sont pris en compte.

En fait, l’initiative Malaïka permet aux filles d’avoir le choix libre sur leurs décisions.

Et moi, j’encourage cette œuvre. J’aimerais bien voir d’autres initiatives dans ce sens. Et si les autorités pouvaient aussi mettre en place d’autres structures comme Malaïka, ce serait vraiment une bonne chose pour l’avenir des filles, leur développement et leur intégration future dans la vie professionnelle.

 

Encadreur : Yannick Yanda