J’ai pratiqué la capoeira lors de la visite de la délégation brésilienne à Goma

J’ai pratiqué la capoeira lors de la visite de la délégation brésilienne à Goma

Le dimanche 30 août 2015, Son Excellence Mauro VIEIRA, Ministre des relations extérieures du Brésil accompagné de Son Excellence Paulo Uchoa, Ambassadeur du Brésil en RDC, d’une équipe de l’UNICEF ainsi que de trois Enfants Reporters de Goma, a visité le centre de transit et d’orientation des enfants sortis des forces et groupes armés (CAJED) à Goma afin de voir et comprendre la vie des enfants, mais aussi de constater l’impact de la capoeira sur la vie des enfants en transit.

SE Mauro et sa délégation ont assisté à une démonstration de capoeira par les enfants précédemment associés aux forces et groupes armés et ont échangé avec les responsables du centre CAJED.

Son Excellence Paulo Uchoa, l'Ambassadeur du Brésil en RDC et Son Excellence Mauro Vieira, Ministre des Affaires Etrangères.

Son Excellence Paulo Uchoa, l’Ambassadeur du Brésil en RDC et Son Excellence Mauro Vieira, Ministre des Affaires Etrangères.

Le projet Capoeira Pour la Paix a été lancé à Goma en août 2014, financé par le gouvernement Brésilien et l’Association Mondiale des Amis de l’Enfance (AMADE). La capoeira est combinée à d’autres approches telles que la prise en charge psychosociale pour donner une alternative d’activités expressives aux enfants.

La Capoeira unit les gens et apporte le sourire

Emportés par la danse, mes collègues Enfants Reporters et moi n’avons pas hésité à sauter sur la piste afin de pratiquer la capoeira avec les autres enfants.

Personnellement, j’étais heureux et j’ai senti un lien fort entre nous. En effet, la capoeira va bien au-delà d’être une danse, une discipline ; c’est comme un lien qui unit les gens, un moyen d’enlever les stress et d’apporter le sourire.

J'ai pratiqué la capoeira lors de la visite de la délégation brésilienne à Goma.

J’ai pratiqué la capoeira lors de la visite de la délégation brésilienne à Goma.

J’ai eu l’occasion de demander, au cours d’un point de presse, à SE Mauro quel était l’apport de sa visite dans la protection des enfants de la RDC. Le Ministre des Relations extérieures du Brésil m’a répondu : « Le Brésil est partenaire associé au projet Capoeira. Nous allons continuer à donner notre contribution parce que c’est un projet très bien réussi. Nous voulons participer activement à ce projet, et nous comptons sur l’appui de l’UNICEF et peut-être celui d’autres pays. »

Après le point de presse, SE Mauro s’est entretenu avec un enfant sorti des forces et groupes armés en transit au Centre CAJED afin de s’imprégner de la situation qu’ont vécue ces enfants.

Aujourd’hui, 800 enfants bénéficient du projet Capoeira grâce à des cours bihebdomadaires au centre de transit CAJED, à l’école CAJED et au centre jour de PAMI (Programme d’Appui et de Lutte contre la Misère). D’après une étude de perception menée récemment, 68% des enfants se sentent davantage libres d’exprimer leurs besoins et sentiments et 80% considèrent que la capoeira est un bon outil pour aider et gérer leur sentiment de tristesse.

La capoeira me permet d’oublier les moments difficiles

Mes amis Enfants Reporters et moi avons profité de cette visite pour échanger avec un ami sorti des forces et groupes armés. Il nous a relaté sa vie et nous a avoué que le centre CAJED a changé sa vie pour faciliter sa réinsertion dans la société. Il nous a aussi témoigné combien c’est important pour lui de pratiquer la Capoeira :

« J’ai 17 ans, je suis dans ce centre depuis 4 mois. Avant d’être ici, j’ai été dans l’armée où j’ai passé une vie pénible. Là-bas, je devais voler pour satisfaire mes besoins alors qu’ici, j’ai presque tout. La capoeira pour moi c’est un outil très efficace qui m’unit avec les autres enfants de ce centre et me permet d’oublier les moments difficiles que j’ai traversés. Je suis très heureux de pratiquer cette discipline. »

Nous remercions le gouvernement Brésilien pour son soutien à l’UNICEF en faveur de la protection des enfants de notre pays. En même temps, nous appelons le gouvernement congolais à renforcer les mécanismes pour lutter contre l’enrôlement des enfants dans les forces et groupes armés.

Le Congo de demain dépend de nous, enfants d’aujourd’hui. Protégez-nous.

©UNICEF RDC/2015/Batumike
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L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son action : www.unicef.org/french
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Jospin Benekire

Jospin a 16 ans et fait partie de la nouvelle génération des enfants reporters de Goma. Il est également le porte-parole du parlement d’enfant depuis 2013. Il veut devenir journaliste international ou avocat des droit humains pour améliorer la situation des enfants. Ce qu’il préfère dans le fait d’être enfant reporter : « faire des articles et des reportages sur la situation des enfants pour renforcer notre plaidoyer et faire comprendre aux décideurs les problèmes ».

Jospin is 16 years old and is part of the new generation of young reporters from Goma. He is also the spokesman of the child Parliament since 2013. He wants to become an international journalist or a lawyer in human rights to improve the situation of children. What he loves about being a young reporter: "make articles and reports on the situation of children to strengthen our advocacy and expose the problems to the policymakers."

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