Emmanuel Jidisa, 17 ans, est Jeune Ambassadeur pour le climat. Formé par l'UNICEF en tant qu'Enfant Reporter, Emmanuel s'est rapidement intéressé aux questions climatiques et environnementales.

Les enfants sont en première ligne de la crise climatique. Plus vulnérables, ils subissent de plein fouet les conséquences de la crise. D’après l’UNICEF, plus d’un milliard d’enfants sont extrêmement menacés par les effets du changement climatique. Ce chiffre me fait froid dans le dos.

Je m’implique dans la promotion des droits de l’enfant depuis l’âge de 10 ans. Cet engagement s’explique en partie par le fait que le changement climatique n’est pas un danger lointain pour moi, mais que je le ressens dans ma chair. En raison de mon albinisme, ma peau brûle lorsqu’il fait chaud.

L’année dernière, ma famille et moi avons failli perdre la vie lorsque notre maison a été engloutie par les inondations. Pendant près de deux semaines, nous n’avons pas pu aller à l’école car nos cahiers et nos sacs avaient été détruits. Mes frères et sœurs et moi-même ne sommes pas les seuls enfants à subir les effets du changement climatique…

Plusieurs initiatives et cadres ont été créés pour entendre la voix des jeunes et des enfants sur la façon dont le changement climatique affecte leur vie. Cependant, les jeunes ne constituent pas un seul groupe homogène. Nous devons reconnaître que les enfants sont affectés différemment par le changement climatique. Leur voix doit être distincte de celle des jeunes adultes. La vulnérabilité des enfants et leurs besoins signifient que leur voix doit être entendue d’une manière spécifique – et forte.

Je remercie YOUNGO d’avoir travaillé avec l’UNICEF et de nous avoir invités à collaborer à la Déclaration mondiale de la jeunesse, que j’ai eu l’honneur de présenter à Son Excellence Shamma, championne de la jeunesse de la COP28. Des processus tels que la Déclaration mondiale de la jeunesse et les Conférences de la jeunesse sont des moyens importants pour les enfants et les jeunes de participer à la prise de décision.

Je voudrais également remercier l’UNICEF d’avoir permis à plus de 770.000 U-Reporters – des enfants et des jeunes du monde entier – de contribuer à cette déclaration. Les résultats ont été surprenants : 70% ont déclaré ne pas avoir appris grand-chose sur la crise climatique à l’école. Plus positif, deux tiers d’entre eux pensent que leurs actions peuvent influencer positivement les politiques climatiques dans leur pays.

 

Je rêve qu’un jour les enfants du monde entier puissent vivre et jouer sans craindre d’être emportés par une inondation ou un glissement de terrain. Je rêve qu’un jour, chacune des parties impliquées dans la COP inclura des jeunes et respectera ses engagements pour limiter les effets du changement climatique sur les enfants.

 

Mettons à profit la passion des jeunes pour apprendre et avoir un impact. Je rêve d’un jour où je serai adulte et où je me souviendrai que c’est à la COP28 que nous avons enfin agi. J’espère que, partout dans le monde, le climat ne sera plus une menace pour les droits de l’enfant.