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Adonis Kandingu est enfant reporter de Lubumbashi, province du Haut-Katanga.

Je m’appelle Adonis Kandingu et j’ai 15 ans. Je suis un enfant reporter dans la ville de Lubumbashi. Lors d’une descente sur terrain, j’ai rencontré une dame que je vais appeler maman Mado. En fait, cette dame n’est pas informée du 6ème rendez-vous de la vaccination qui est ajouté au calendrier pour la vaccination des enfants.

On m’a briffée sur les pratiques familiales essentielles et sur la vaccination de routine. J’ai aussi appris qu’actuellement, le nombre de fois qu’une mère doit emmener son enfant au centre de santé le plus proche pour la vaccination de routine a augmenté. Il est passé de 5 à 6. Cela est dû au fait qu’on a introduit un vaccin injectable contre la polio deuxième dose et un vaccin contre la rougeole. Du coup, le calendrier de vaccination est légèrement modifié.

En effet, nous avons fait notre descente sur terrain pour appuyer les membres de la cellule d’animation communautaire dans les activités de rattrapage des vaccins. C’est là que je rencontre Maman Mado. Pourtant, cette mère vit dans l’aire de santé Lapofa. Cette maman n’est pas informée des nouveaux changements dans la vaccination. En plus, son fils a manqué certains vaccins à cause de son ignorance et du fait qu’elle ne savait pas que ces vaccins étaient nouvellement introduits.

 

La négligence expose les enfants

 

Au fait, je suis surpris par ce qui me semble être de la négligence. Nous avons aussi appris que certaines personnes découragent celles qui veulent aller prendre des vaccins. Ici, ce n’est pas le cas avec maman Mado. En plus, ce qui me paraît grave est le fait que sa négligence expose son fils à des maladies.

Cette maman n’est pas la seule dans cette situation. Lors de notre descente, 45 enfants en conflits avec leurs calendriers de vaccination ont été identifiés et rattrapés. La plupart des mamans que nous avons rencontrées étaient surprises d’apprendre que le calendrier de vaccination a été réajusté avec deux vaccins en plus. Ma grande surprise a été de voir un enfant être rattrapé par le vaccin BCG contre la tuberculose notamment.

Je pense qu’il faudrait multiplier les campagnes de rattrapage des enfants en conflits avec leurs calendriers de vaccination.

Nous avons visité 50 parcelles. Il y avait beaucoup d’enfants qui avaient manqué leurs vaccins. Et si nous avions fait ce travail dans toute la ville, je crois qu’il y aurait encore plus d’enfants. Et ils sont nombreux à avoir manqué des vaccins à cause de la négligence ou de l’ignorance des parents. Je souhaiterais que le gouvernement congolais et ses partenaires puissent organiser davantage des campagnes de rattrapage des enfants. Cela leur permettra de se rassurer de la meilleure protection des enfants par la vaccination. Si on ne veille pas à un meilleur suivi des vaccins, certaines épidémies autres fois éradiquées risquent de réapparaître.