Emmanuel Jidisa, 17 ans, est Jeune Ambassadeur pour le climat. Formé par l'UNICEF en tant qu'Enfant Reporter, Emmanuel s'est rapidement intéressé aux questions climatiques et environnementales.

Ce mercredi 6 décembre, j’ai participé à une conférence de presse des enfants à la COP28 avec d’autres jeunes venus de Colombie, Madagascar et Lybie. Cette conférence de presse a été introduite par Vanessa Nakate, ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF qui a rappelé que les enfants sont plus vulnérables aux impacts du changement climatique.

 

Voici ce que j’ai dit durant la conférence de presse

Mon expérience sur les effets du changement climatique est très personnelle. En raison de mon albinisme, j’en ressens directement les effets du changement climatique parce que je suis exposé aux rayons du soleil qui menacent ma survie. Quand j’étais petit, je trouvais tout à fait normal de marcher sous le soleil et qu’il fasse très chaud, alors que c’était dangereux pour moi.

L’an dernier, ma famille et moi avons vécu de fortes inondations pendant la nuit. Mes frères et sœurs et les autres enfants de mon quartier ont passé tout une nuit sur les toits des maisons pendant la pluie en pleurant et en priant le Seigneur jusqu’au matin où la pluie a cessé. Ma famille et moi ne sommes pas les seuls à vivre les effets du changement climatique dans le monde et en RDC.

L’UNICEF en République Démocratique du Congo m’a nommé en 2021 comme Jeune Ambassadeur pour la cause climatique. Depuis que je suis Jeune Ambassadeur avec ma collègue Ketsia Passou, nous avons initié le projet « Bopeto na Kelasi ». Ce projet vise à sensibiliser les élèves sur la gestion durable des déchets et l’importance de garder l’environnement propre.

Pourquoi avons-nous choisi l’école ? Parce que c’est à l’école que les enfants passent beaucoup plus de temps qu’à la maison. Il est mieux de travailler avec les enfants parce que le monde de demain leur appartient.

Cette opportunité de devenir Jeune Ambassadeur de l’UNICEF en RDC pour la cause climatique m’a aussi donné l’opportunité de participer à l’Assemblée africaine sur le climat, le Sommet de trois bassins de Brazzaville et la présente COP, où je ne cesse de rappeler aux dirigeants mondiaux que la crise climatique est une crise des droits de l’enfant et que ce sont les enfants qui subissent le plus les effets du changement climatique. Les décisions doivent prises avec et pour les enfants.