Je m’appelle Saintia Cilanda, élève en sixième année primaire à l’école Samuel Mutombo Institut (SMI). J’ai 12 ans et j’habite à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï oriental. Je suis nouvellement formée comme enfant reporter sur la participation et la promotion des droits de l’enfant. Et cela compte tellement pour moi. Je vais vous parler de mon expérience comme enfant reporter. 

 

En effet, un jour, nous étions à la maison avec ma maman. Un communiqué est passé sur une radio locale à Mbuji-Mayi disant qu’un test va être organisé pour recruter de nouveaux enfants reporters. Alors, le test devait se passer le weekend.

Après avoir suivi cela, ma jeune sœur et moi avons demandé à notre maman de nous emmener à l’une des radios où devait se passer le test.

En effet, le jour du test, notre grand frère nous a conduits à la Radio télévision nationale congolaise de Mbuji-Mayi (Rtnc). Le test c’était une interview à la radio. Ma sœur et moi avons passé le test et avons laissé nos identités et le numéro de téléphone des parents.

Quelques jours après, maman a reçu un appel lui disant que nous étions retenues pour la formation de nouveaux enfants reporters du Kasaï oriental.

Le lendemain nous nous sommes rendues à la division de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), le lieu indiqué pour la formation.

Du jeudi 18 au 22 novembre, nous avons été formées aux droits de l’enfant, à la participation et à la rédaction des articles pour le blog Pona Bana, le blog des jeunes de l’Unicef.

 

Dans la salle, au premier jour de formation, tout paraissait nouveau pour moi. C’était un changement total que je subissais. En dehors des questions auxquelles j’ai essayé de répondre, j’étais toujours calme. Je ne parlais à personne d’autre qu’à ma jeune sœur.

Le deuxième jour, j’ai commencé à me familiariser avec d’autres enfants qui étaient là et même avec certains jeunes encadreurs. Et tout semblait aller bien.

Cilanda enfant reporter

Sainthia Cilanda, enfant reporter de Mbuji-Mayi (@ponabana)

Célébration de la journée mondiale de l’enfant

 

Le troisième jour de la formation, c’était le 20 novembre, célébration de la journée mondiale de l’enfant.

À Mbuji-Mayi, nous avons célébré la journée mondiale de l’enfant dans la salle de fête du club MIBA ( Minière de Bakwanga). Lors de cette célébration, j’ai eu la chance d’être choisie comme modératrice. Oui, j’ai modéré cette journée en présence de beaucoup d’enfants venus de tous les coins de Mbuji-Mayi, en présence de la ministre nationale du genre et d’autres autorités de la province.

La salle était pleine. Avant le début de la cérémonie, j’ai eu un peu peur en moi. J’avais vraiment peur et je tremblais.

Mais quelque temps après le début de la cérémonie, je me suis sentie capable de parler sans peur, sans trembler. Je pouvais parler en regardant les autorités en face.

C’est comme ça qu’au cours de cette même cérémonie, j’ai expliqué les dessins exposés sur les changements climatiques. J’ai dansé ensemble avec mes amis enfants et j’ai animé même un jeu d’enfant.

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Mon rêve : devenir ministre national du genre

 

À la fin de la cérémonie, j’ai invité les autorités de venir remettre les prix aux lauréats dont cinq en dessins et cinq autres dans la catégorie génie en herbe. C’était la fin de la célébration de la journée mondiale de l’enfant.

Au lendemain de la fête de l’enfant, nous avons continué avec notre formation. L’école me manquait. Mais je souhaitais continuer avec ma formation. J’y ai appris des choses qu’on ne m’avait jamais apprises à l’école. Oh! C’était bon à ce moment-là !

Aujourd’hui je me sens joyeuse parce que je connais les droits de l’enfant que je ne connaissais pas avant. Je me sens joyeuse parce que je connais la journée de l’enfant que je ne connaissais pas avant.

Avec tout ce que j’ai appris, je me sens capable de défendre les droits de l’enfant et capable de partager ce que j’ai appris à d’autres enfants.

Mon plus grand rêve aujourd’hui est de devenir ministre national du genre afin d’avoir la responsabilité sur les enfants de mon pays la RDC.

 

Encadreur : Donatien Muela