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Faveur Maniku, 16 ans, est Enfant Reporter de la ville de Kinshasa. Elle a participé au Forum des Filles de la RDC en 2022.

Je m’appelle Faveur Maniku, enfant reporter de 16 ans vivant à Kinshasa. Mon amie voulait devenir agronome. Sa famille s’y est opposée. On lui a dit que les agronomes sont pauvres. Pour sa famille, « ce sont souvent les gens ne réussissent pas dans leurs études qui font l’agronomie ».

 

 

 

Je suis surpris par cette tendance qu’ont certains parents de ne pas accompagner leurs enfants dans le choix pour leurs études. En fait, ses parents lui ont imposé une autre formation comme le droit, la médecine ou le journalisme. Selon ses proches, ces études rapportent plus que d’autres filières ou métiers.

 

En fait, certains parents orientent le choix de leurs enfants en fonction du revenu que rapporte un métier ou un autre. Du coup, à chaque fois qu’un enfant veut faire un métier comme l’art, la menuiserie, l’agronomie…, les membres de sa famille sont contre.Et en faisant cela, personne ne pense à l’intérêt supérieur de l’enfant et à son épanouissement. Malheureusement en pensant bien faire, certains parents condamnent leurs enfants à faire ce que eux veulent, plutôt que de les laisser accomplir leurs rêves.

 

Ce sujet m’inquiète et je suis triste pour mon amie. Depuis que ses parents lui ont demandé de faire autre chose, elle a opté pour la section scientifique pour devenir médecin. Et cela, contre sa volonté.

En réalité, elle n’aime pas la scientifique. Mais, elle doit le faire pour plaire à sa famille et éviter des problèmes avec ses parents.

 

Je voudrais exhorter les parents et certaines personnes qui méprisent certains métiers à changer de mentalité. En fait, il n’y a pas de sot métier. Et chacun peut être utile dans son domaine.

 

Aujourd’hui, beaucoup de gens sont orientés vers le confort des bureaux. Pourtant, nous devons nous compléter les uns, les autres. Même les médecins et les avocats doivent se nourrir, se divertir, s’habiller, etc. Et si toutes ces filières n’existaient pas, on vivrait dans un pays sans divertissement, sans aliments.

 

Aussi, si tout le monde ne fait que la médecine, ou ne fait que le journalisme ou encore le droit, qui pourra faire de l’art, la menuiserie, la cordonnerie ? Qui s’occupe de la protection de la nature ? Qui s’occupera de l’agriculture pourqu’on ait à manger ?