Jedidia K, est un enfant reporter de la ville de Kinshasa

Je suis Jedidia Kupa, enfant reporter de la ville province de Kinshasa. Je suis partie à l’école Sainte Christine, une école catholique située dans la commune de Makala où j’ai échangé avec le directeur de discipline de l’école et deux élèves. Une seule question : est-ce que les punitions que prévoit l’école tiennent compte de la protection des enfants ?

Ici, les sanctions varient, répond le Directeur de discipline. Il y a des travaux manuels, comme puiser de l’eau aux alentours de l’école, le nettoyage des installations hygiéniques, le balayage des salles et des couloirs, etc.

 

Les élèves se plaignent

Ils sont parfois punis à tort ou d’être mal compris à l’école. Ils sont obligés d’arrêter les cours pour aller exécuter une punition et rater des séances d’interrogations en classe. D’autres sont obligés de nettoyer des installations hygiéniques parfois en étant non protégés et donc exposés aux odeurs et aux maladies. Il y en a même qui vont puiser de l’eau en parcourant de longues distances. 

Face aux parents, les autorités de l’école n’assument pas les sanctions qu’ils infligent aux élèves.  

Les élèves plaident pour l’allègement des punitions 

Une telle réalité cachée et non dénoncée est un danger pour les enfants, surtout pour les familles qui ont le sentiment que leurs enfants se trouvent entre de bonnes mains.

Les élèves avec qui nous avons parlé proposent que les punitions soient revues et modérées avec un esprit de tolérance de la part des autorités de l’école. Car, une punition n’est pas une colère que les autorités veulent déverser sur les élèves, mais plutôt une correction, une réorientation.