Une réponse urgente pour l’enfant

A l’occasion de l’exposition photo organisée par l’UNICEF avec le soutien du Gouvernement de la République Démocratique du Congo et la Direction Générale de l’Aide Humanitaire de l’Union Européenne, les enfants reporters de Kinshasa ont voulu aborder le thème de la réponse humanitaire aux urgences qui touchent les enfants. Nathan vous livre ici les interviews que ses amis enfants reporters ont réalisées.

Nous avons compris que dans les situations des urgences, l’enfant n’est pas négligé. Le gouvernement, avec l’aide de ses partenaires, vient en aide à l’enfant en situation critique. Ensemble, ils mettent tout à la disposition de l’enfant pour favoriser son bien-être et lui permettre d’être bien dans sa famille.

Cependant, des inquiétudes demeurent car, notre pays la RDC connait depuis quelques années beaucoup de guerres dont les enfants sont victimes. Beaucoup d’enfants abandonnent l’école, sont associés aux groupes et forces armés ou se retrouvent dans la rue. D’autres encore sont mariés trop jeunes et les jeunes filles ont des grossesses qui les mettent à risque.

Est-ce que véritablement, tous les enfants victimes en situation d’urgence, sont secourus ?

Pour obtenir des réponses, nous avons interrogé les personnalités présentes le jour du vernissage de l’exposition.

monica, enfant reporter,interview avec Yves-UnicefMonica, 14 ans, a commencé par demander à Yves Willemot, chef de la communication à l’UNICEF en RDC : « Comment faites-vous pour aider les enfants vivant dans des camps de refugiés ? Comment luttez-vous contre la mortalité des enfants due aux mauvaises conditions de vie dans ces camps ? »

Yves Willemot lui a d’abord rappelé que la majorité des enfants déplacés vivent en réalité dans des familles d’accueil plus que dans des camps. En plus de l’aide apportée à ceux qui vivent dans des camps, l’UNICEF soutient ces familles pour les aider à assumer l’accueil des réfugiés. L’objectif est d’offrir à ces familles un accès à l’eau potable, à l’assainissement, à la nutrition.

Yves a souligné l’importance de permettre aux enfants déplacés de continuer à étudier : loin de leur école, ils risquent souvent de perdre un temps précieux à leur éducation s’ils ne peuvent plus étudier.

« Pour lutter contre la mortalité des enfants, plusieurs pratiques sont importantes : l’utilisation d’eau potable ou le lavage des mains, très important pour lutter contre les maladies. Il y a aussi la vaccination qui permet de protéger les enfants de maladies telles que la rougeole ».

« On distribue également des moustiquaires imprégnées d’insecticide pour que les enfants soient protégés du paludisme. Quand toutes ces mesures préventives n’ont pas suffi et que l’enfant tombe malade, nous nous assurons qu’il ait accès aux médicaments et aux soins dont il a besoin » a-t-il ajouté.

Guy, 12 ans, a eu la chance de rencontrer le Représentant du Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant. Celui-ci lui a assuré des efforts du gouvernement et de ses partenaires pour réinsérer les enfants déplacés : « on fait tout pour que l’enfant retourne à l’école au lieu de rester dans la forêt ou dans la rue ».

guy, enfant reporter interview mr.le représentant du min. du Genre,famille et enfan

Quant à moi, j’ai interviewé Monica, Représentante du Ministère des affaires sociales et humanitaires : « Comment votre Ministère s’implique-t-il pour venir en aide aux enfants qui sont touchés par des conflits armés ou des catastrophes naturelles, surtout à l’Est du pays ? Ce sont eux qui sont les plus vulnérables ».

Voici sa réponse : « nous ne travaillons pas seuls. En partenariat avec l’Unicef, il y a tout un programme pour venir au secours des enfants victimes de ces situations. Nous ne les abandonnons pas, nous apportons de l’aide matérielle, psychologique, de la nourriture, des médicaments, de l’eau potable et nous réinsérons ces enfants dans leurs familles ou dans des familles d’accueil. Tout ça, c’est avec l’aide de nos partenaires que nous arrivons à le réaliser ».

Nathan, enfant reporter interview mme Monica, Dir.en charge du partenaria-Secrétariat Gén.-Min.aff.sociales.

Au nom de tous les enfants congolais, nous enfants reporters demandons au gouvernement et à ses partenaires de garantir la vie de l’enfant en situation d’urgence. Faisons tout pour que l’enfant soit en sécurité.

Nous demandons que le financement de la réponse aux urgences humanitaires en RDC continue. Aucun enfant ne doit être marginalisé et les droits de l’enfant qui sont bafoués lors de catastrophes naturelles ou de conflits armés doivent être restaurés.

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Nathan

Nathan a 15 ans et il est au Collège Notre Dame du Congo à Kinshasa. Passionné de football, il joue milieu pour “organiser le jeu”. Plus tard, il veut être un avocat reconnu et travailler pour la Cour Pénale Internationale. Sa devise: “Que tous nous soyons un!”

Nathan is 15 years old. He studies at Collège Notre Dame du Congo in Kinshasa. passionate about football, he plays middle to "organize the game". He wants to become a renowned lawyer and work for the International Criminal Court. His watchword: “That we all are one”.

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