Entre éducation et petits métiers

Avec la fermeture des écoles, nous avons constaté qu’un bon nombre d’enfants de la ville Beni à l’est de la République Démocratique du Congo s’occupent en faisant différentes activités telles que la cordonnerie, la coupe et couture et le tissage de paniers. Ces activités aident les enfants à gagner des petites sommes d’argent qui leur permettent d’acheter des vêtements, des souliers, etc.

S’occuper au lieu de rester à ne rien faire

Dans le quartier Vingazi, environ un enfant sur deux est impliqué dans les activités précitées. « Je suis là parce qu’on n’étudie plus et je ne veux pas passer mon temps à la maison sans rien faire », explique Gerve, 14 ans, qui fait de la cordonnerie depuis que son école est fermée. « J’apprends comment raccommoder les souliers, pour qu’à part mes études, j’aie activité qui pourra m’aider dans ma vie future ».

L’apprentissage de métiers est considéré comme une préparation à la vie active. « Nous les encourageons parce qu’ils sauront se débrouiller dans divers domaines », disent certains parents.

Et après ?

Bien qu’ils encouragent leurs enfants dans l’apprentissage de métiers, les parents craignent qu’à la réouverture des écoles, les enfants s’adaptent difficilement à la vie scolaire, après des mois passés à la maison.

« Nous nous inquiétons de la manière dans laquelle les enfants sont maintenant adaptés. Sauront-ils s’habituer à ne plus toucher de l’argent pendant toute une journée lors de la rentrée scolaire ? »

Nous appelons le Gouvernement à trouver une solution le plus vite possible pour que les enfants retournent à l’école, et finir l’année 2019-2020 car l’enfance est l’avenir de demain.

The following two tabs change content below.

Aimée

Aimée, 16 ans, est Enfant Reporter à Beni. Inquiète par l’épidémie d’Ebola qui ravage sa ville, elle plaide pour que tout le monde adopte les bonnes pratiques.

Related Posts

No related posts found.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *