crossorigin="anonymous" integrity="sha256-00ZHVtB05zhS034zxRE/UJFzFiDsBCmRenTx1qgNAtU="
Jeune Reporter, Kinshasa.

Après la formation sur la Convention des Droits de l’Enfant (CDE), un enfant veut sensibiliser sur l’importance d’avoir des toilettes à Mbandaka.  Son sujet est simple : Comment l’initiation aux droits des enfants améliore les conditions de vie des enfants.

 

 

Mbandaka 3, un quartier sans latrines

 

Nous sommes dans la province de l’Equateur, ville de Mbandaka, au quartier Mbandaka 3. Ce quartier est réputé pour ne pas avoir des latrines. Les habitants défèquent à l’air libre, et d’autres dans des sacs en plastique, pour les jeter dans des poubelles publiques ensuite. Et lorsqu’il pleut dans la ville, la situation est alarmante. L’eau charrie les déchets vers le fleuve ou les sort des caniveaux pour les déverser dans la nature.

 

Enfant Reporter et défenseure des droits de l’enfant

 

A 14 ans, Jaëlla vient d’être formée comme enfant reporter à Mbandaka. Elle a aussi été formée sur les droits de l’enfant grâce au soutien de l’UNICEF. Elle a appris que les enfants doivent jouir du meilleur état de santé possible. Cette santé dépend aussi de l’environnement dans lequel l’enfant vit. Or les défécations à l’air libre polluent l’air et l’eau qu’on consomme dans cette ville, et cala affecte la santé des enfants, qui finissent par tomber malade.

 

 

Des rues envahies par des déchets immondes

 

« La majorité de mes voisins n’ont pas de latrine chez eux. Pour se soulager, ils utilisent des vases. Et très tôt le matin, vers 4h ou 5h, ils sortent pour les jeter soit dans les caniveaux ou derrière leurs maisons. Ce qui fait qu’à certains moments, il y a une odeur nauséabonde. Mais là encore, c’est un tout petit peu supportable. Quand il pleut, on n’a même pas envie de sortir de peur de voir les déchets flotter par-dessus l’eau dans des parcelles, à défaut de bons caniveaux. Par mégarde, on peut marcher sur sachets qui contiennent des matières fécales. C’est vraiment désagréable de vivre dans un tel environnement », déplore Jaëlla.

 

 

Des solutions tout aussi insalubres

 

Dans le quartier Mbandaka 3, les rares latrines qui sont dans les parcelles, sont des installations de fortune. C’est soit des tôles ondulées qu’on enfonce dans la terre et rqu’on rattache à des branches. Ou encore, ce sont des pagnes qui entourent un lieu d’aisance qui a juste un trou qui renvoie parfois des émanations du fait de la chaleur.
Dans cet environnement, les enfants sont donc obligés de déféquer à l’air libre pour ne pas tomber malades avec ces toilettes insalubres. Mais cela ne résoud pas le problème. C’est plutôt une source de maladie, avec la pollution de l’air.

 

Enfin, des latrines hygiéniques grâce à UNICEF

 

Heureusement pour Jaëlla, le programme Ecole Assainie financé par l’UNICEF a construit des latrines hygiéniques dans son école. Comme ça, elle en profite pour faire ses besoins en toute quiétude dans ces installations. Son école a même un forage et fourni de l’eau potable aux élèves.

Mbandaka est une ville qui a connu plusieurs épidémies. Jaëlla et d’autres enfants reporters veulent sensibiliser les habitants du quartier Mbandaka 3 sur les risques et conséquences du manque de latrines, car cette situation favorise la présence de maladies d’origine hydrique.

« Je vois des gens utiliser l’eau de puits qui ne sont même pas creusés en profondeur, ça peut donc se mélanger avec de l’eau sale et causer des maladies comme le choléra aux enfants. Les autres enfants reporters et moi allons passer dans chaque ménage pour sensibiliser les parents sur l’importance d’avoir des latrines propres et hygiéniques», conclut Jaëlla.