Love Mwandu est un enfant reporter de la ville de Kipushi, dans le Haut-Katanga

Je suis Love Mwandu, enfant reporter de Kipushi et j’ai 15 ans. J’ai rencontré Alain Senga, un enfant de 11 ans, lorsque je partais au marché Kermès à Kipushi. 

Alain portait deux sacs remplis de bouteilles en plastique. En fait, il vend les bouteilles pour soutenir sa famille. 

Chaque jour, Alain circule dans la ville de Kipushi pour chercher des bouteilles en plastique. Sous une forte chaleur, il est obligé de quitter la maison à 6h00 pour rentrer le soir  

 

Alain veut étudier

A Kipushi, certains enfants du même âge qu’Alain ne vont pas à l’école. Je les croise parfois dans les rues en train de vendre de l’eau dans des bouteilles plastiques, d’autres lavent des motos. 

«J’ai arrêté mes études parce que mes parents ne pouvaient plus payer mes études. Maintenant, je vends des bouteilles en plastique pour aider mes parents », explique Alain.

 

Alain, le soutien familial

« Mes parents disent que je suis le seul capable de nourrir la famille. Je passe mes journées dans les rues de Kipushi, et je vends des bouteilles en plastique dans la journée. Le soir, j’enchaîne avec un deuxième travail, je  lave des motos. Lorsque je termine, je rentre à la maison avec ce que j’ai gagné dans la journée. L’argent gagné permet à la famille d’envisager les dépenses du jour suivant », raconte Alain.

 

Le rêve d’Alain face à sa réalité

Alain m’a dit qu’il n’a aucun espoir que ses rêves puissent encore se réaliser. Il a toujours rêvé de devenir médecin. Il rêve d’avoir une vie meilleure. Mais, face à sa réalité, ces rêves s’éloignent davantage de lui. « Comment puis-je devenir médecin un jour alors que je ne vais pas à l’école ? », se demande cet enfant.

A Kipushi, il y a beaucoup d’autres enfants qui ne vont pas à l’école. Ils vendent des choses dans les rues. Mais espère d’abord rentrer à l’école. Ce n’est que par ce canal qu’il espère voir son rêve de devenir médecin s’accomplir. 

 

Notre plaidoyer

Nous comptons sur vous pour voir ce plaidoyer aboutir. Face à la situation des enfants déscolarisés, je demande aux parents de s’acquitter de leurs obligations et responsabilités, notamment: scolariser les enfants. Il ne faut pas sacrifier leur avenir. 

Je demande aussi aux autorités congolaises d’assurer l’éducation de base aux enfants de la RDC en la rendant notamment gratuite, selon que le recommande la Convention des droits de l’enfant.

 

Encadreur : Christian Maland