De l’or pour aller à l’école : l’histoire de Wathum

enfants dans les mines en RDCDepuis ses 14 ans, Wathum travaille dans une exploitation artisanale d’or à Djugu, en Province de l’Ituri. Comme des milliers d’enfants de son âge, il est contraint de travailler pour assurer sa survie. « J’essaie de combiner depuis mon jeune âge, les travaux miniers et l’école », explique Wathum sans vraiment y croire. « Ce n’est pas facile de se faire scolariser et de devoir chercher quoi manger », poursuit le garçon en racontant son combat de chaque jour.

Aujourd’hui âgé de 17 ans, Wathum est en première année de cycle d’orientation, une année scolaire qu’il ne pourra pas achever, faute des moyens financiers. « En dépit de ma volonté d’étudier, je reprends souvent la même classe deux à trois fois », explique Wathum qui a perdu ses parents il y a des années. Son frère aîné – qui s’occupe de lui – n’arrive pas à supporter seul les frais scolaires. Pour ne pas être mis à la porte de l’école, faute de paiement des frais, Wathum travaille tous les jours pour aider son grand frère. Lorsqu’il finit à l’école à 17h00, Wathum se rend directement à la mine pour travailler. Alors que les autres enfants dorment, lui il se trouve dans les sous-sols d’une mine. Wathum ne revient à la maison qu’au petit matin pour dormir quelques minutes avant de repartir à l’école.

Risquer sa vie pour aller à l’école

« Ce n’est pas une vie d’enfant mais je n’y peux rien malheureusement », conclut Wathum, conscient de mettre sa vie en danger. La mine dans laquelle il travaille peut s’écrouler à tout moment sur lui. Comme Wathrum, d’enfants dans cette zone minière mettent leur vie en danger au quotidien et voient leur avenir disparaître.

Le travail des enfants dans les mines constitue l’une des pires formes de travail infantile, interdit par l’article 32 de la Convention relative aux droits de l’Enfant. Les enfants y travaillent dans des conditions dangereuses, les exposant à des blessures et maladies qui peuvent être mortelles. La présence des enfants dans les mines est interdite mais rien n’est fait en pratique par les autorités locales.

Nous devons agir maintenant pour sauver les milliers d’enfants qui travaillent dans les mines à travers le pays. Sans assistance, ces enfants se trouvent entre la vie et la mort.

Plus d’informations sur le travail des enfants dans les mines en RDC :

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David

David a rejoint le Club d'Ecoute pour Enfants en 2012. Deux ans après, il en est devenu le porte-parole puis en 2015, le coordonnateur. La même année, David est devenu Enfant Reporter. Il présente également diverses émissions sur les droits de l'Enfant. "Parler des droits de l'Enfant via les médias, c'est ma préférence". David étudie le droit à Bunia et rêve de travailler à la défense des droits des plus vulnérables.

David joined the Children's Listening Club in 2012. Two years later, David became the spokesperson and in 2015 the coordinator. That same year, David became a child reporter. Since 2014, David has hosted various programmes on child rights.  "I want to use the media to talk about child rights”. David studies law in Bunia and dreams of working to protect the rights of the most vulnerable. He says he will always work for children.

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One comment

  • Merci bcq pour ce témoignage. Je pense qu’il n’est pas normal qu’en Rdc les enfants des milieux favorisés puissent être les seuls à bénéficier de l’éducation et que les autrs enfants issus des familles pauvres et les orphelins sont obligés de travailler (dans les mines) pour subvenir à leur besoin de scolarisation…c’est une situation inadmissible qui doit pousser l’Etat congolais à intervenir pour proteger les mineurs . L’enfance est une période très courte espérons que la scolarisation obligatoire et gratuite promise par le nouveau gouvernement puisse mettre fin au travail des jeunes-enfants dans le mines et leur donner espoir pour un avenir meilleur.

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